Le wali de Béjaïa et l’occupant actuel de la maison des Amrouche comparaîtront aujourd’hui devant le tribunal correctionnel d’Akbou, suite à une plainte déposée par l’association « Taos et Jean Amrouche » d’Ighil Ali, accusant ces derniers d’avoir « effectué des travaux de démolition et de construction sur un site protégé ». Ainsi, l’association use de son dernier recours légitime pour tenter de sauver la maison qui a abrité pendant un certain moment, les Amrouche. « Toutes les démarches administratives entreprises auparavant auprès des autorités, sont restées sans suite, et les multiples actions de protestation n’ont, malheureusement, pas réussi à stopper les travaux de démolition», écrit l’association dans une déclaration rendue publique. La décision d’engager un procès est tombée après concertation entre les différents membres de l’association. Le wali, dans cette affaire, est accusé par l’association de « ne pas avoir appliqué la loi 98-04, qui lui donnant la pleine prérogative pour le classement de la maison Amrouche, dans l’inventaire supplémentaire de wilaya ». Ce classement, selon M. Mustapha Amrouche, président de l’association, est immunité pour la maison contre toute atteinte. L’audience aura lieu, aujourd’hui de 9h jusqu’à midi, au niveau du tribunal d’Akbou. Un appel de solidarité a été lancé par l’association aux citoyens pour venir assister massivement à l’audience et, surtout, réclamer le classement de ce lieu comme un patrimoine national.
M. H. Khodja
