M’Kira Son eau est réputée pour ses vertus curatives – La source Maâfa abandonnée

L’unique et intarissable source de la localité de M’Kira continue à déverser son eau dans l’oued qui sépare la zone montagneuse de la basse M’Kira.

En effet, entourée d’une grande figueraie et située dans la basse M’Kira, la source dite Maâfa, dont l’eau a, sans nul doute des propriétés curatives, n’arrive toujours pas à sortir de son isolement. « Nous avons toujours entendu, des anciens, que l’eau de la source de Maâfa est excellente pour la santé d’autant plus qu’elle se trouve isolée, loin de toute pollution et qu’elle ne provient pas de la fonte des neiges », nous déclarent quelques citoyens de Tamdikt et d’Idouchouthène. Malgré un accès très difficile, les habitants des villages environnants n’hésitent pas à parcourir plus de trois à quatre kilomètres pour y aller puiser cette eau en rapportant quelques jerricans à dos de baudets. « Je viens ici à Maafa deux ou trois fois par semaine, car cette eau est de meilleure qualité que celle des châteaux d’eau provenant des barrages », nous confie un gamin. Par ailleurs, la piste agricole, longue de deux kilomètres à partir du chemin vicinal bitumé et réalisée depuis quelques années, est pratiquement impraticable pour les automobilistes, si ce n’est pour les tracteurs. Selon les témoignages de Si Lounès, un sexagénaire membre actif d’une association à caractère sociale, la source de Maâfa avait bénéficié à la fin des années 80 d’une enveloppe d’un million de dinars pour son captage et l’ acheminement de son eau jusqu’à un réservoir construit, en ce temps là à « Iziyanène » pour alimenter certains villages de la commune, mais, malheureusement, de ce projet ne subsiste qu’un petit réservoir de 80 m3, alors que les conduites ont été déterrées et les moteurs, qui auraient pu servir pour le pompage, ont été subtilisés. «Nous savons que le débit de cette source est insuffisant pour alimenter toute la commune, mais il n’en demeure pas moins qu’elle peut rendre énormément de services pour les hameaux environnants, surtout avec l’aménagement de cette piste», diront nos interlocuteurs.

 Essaid Mouas