Si les boulangers et les marchands de fruits et légumes ont été au rendez-vous ces deux jours de l’Aïd, il n’en est pas de même pour les laitiers. Durant ces deux jours, le sachet de lait est introuvable. Certes, la grève initiée par les travailleurs de l’ex-Onalait de Draâ El-Mizan a perturbé quelque peu, la distribution de ce produit tant demandé mais il faut dire aussi que les distributeurs allant jusqu’à Boudouaou pour approvisionner la région n’ont pas, eux non plus, travaillé ces deux jours. Les consommateurs se sont comme d’habitude rabattus sur le lait en poudre. On a appris que les ventes ont augmenté depuis la veille de l’Aïd. “Nous avons écoulé tout le stock en deux jours. La grève nous a pris au dépourvu», nous dira un commerçant détaillant au centre-ville. Par ailleurs, le paquet du lait de 500 grammes est cédé entre 360 et 450 DA. “C’est cher, il ne faut pas perdre de vue, qu’avec cette quantité on ne peut préparer que cinq litres au moins. Ainsi, le litre revient à plus de 50 DA au lieu de 25», nous dira un client. L’autre problème rencontré durant ces jours de l’Aïd est le manque de transport notamment vers les villages et même vers le chef-lieu de wilaya. “Il faut attendre des heures pour qu’un fourgon arrive», fulminera un voyageur. Bien que des appels ont été lancés à destination des commerçants d’ouvrir pour les deux jours de l’Aïd, on constate que la plupart des magasins ont baissé les rideaux. N’étaient ces boulangeries -pâtisseries qui ont ouvert, c’est le désert. Sur les trottoirs de la ville, il reste tout de même quelques petits vendeurs de jouets et même de pétards.
Amar Ouramdane
