Implantée à quelques deux cents mètres du siège de la mairie, au centre d’une pléiade d’organismes publics (BADR, SUCH, subdivision de l’hydraulique, recette intercommunale et des contributions diverses) et à proximité de la cité des 130 logements et de la gare routière, la bibliothèque communale de la ville de Seddouk, construite tout récemment, est abandonnée à son triste sort.
Elle est même devenue le lieu de prédilection des délinquants qui s’y sont installés, polluant l’endroit de leurs détritus et emballages de boissons. Les prises et autres installations électriques ont disparu et il ne reste que des fils électriques pendants. L’édifice est aussi devenu un dépotoir d’ordures ménagères d’où se dégagent des odeurs nauséabondes. La question que le commun des mortels se pose : pourquoi n’a-t-on pas clôturé l’endroit après l’achèvement des travaux de la première tranche, il y a de cela huit mois environ, pour le préserver de toutes les saletés dont il fait l’objet en ce moment ? Du côté de l’APC de Seddouk, le maire questionné à ce sujet nous informe que bien avant l’achèvement des travaux de la première tranche, se limitant à la réalisation du gros œuvre, il avait ordonné aux services techniques d’élaborer un devis pour la suite des travaux : « Bien avant l’achèvement des travaux de la première tranche, j’ai demandé aux services techniques d’élaborer une fiche technique d’évaluation des travaux de la deuxième tranche, faisant ressortir un montant de quatre millions de dinars, que j’ai adressée à la direction de la culture de Béjaïa pour accord de financement. Voila maintenant six mois que nous sommes toujours dans l’attente de recevoir une réponse », a expliqué l’édile communal. En attendant, au lieu que cet édifice, conçu pour être un étendard de la culture et du savoir ou seront formés les générations futures, est devenu un lieu de délinquance où s’accumulent toutes sortes d’ordures. Seuls une clôture et la continuité des travaux pourront réhabiliter ce haut lieu d’érudition situé au centre de la ville de Seddouk, dans un endroit des plus fréquentés par la population locale et les étrangers. Il faut dire aussi qu’en ce moment, suite à la fermeture de la décharge légale par les habitants d’un village de la commune, c’est toute la ville de Seddouk qui déborde de saletés, offrant un visage hideux suite à l’amoncellement des ordures ménagères à chaque coin de rue.
L. Beddar

