Le problème du manque de foncier se pose avec acuité dans la commune d’Agouni Gueghrane, au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Dans le village d’Aït El Kaid, des terrains appartenant à des particuliers ont été attribués à des fellahs durant la révolution agraire, ce qui a privé la localité de projets d’utilité générale, comme un stade, une salle de sport, une antenne de mairie, une poste et même d’un cimetière. Un membre du comité du village nous dira : « Nous avons tenu plusieurs assemblées générales afin de revendiquer la récupération de nos terrains, attribués par l’état durant la révolution agraire. Aujourd’hui, le village a besoin de ces terres afin de pouvoir réaliser plusieurs infrastructures de base et ce en application de la loi N 90-09 du 07/04/1990, relative à la reprise des terres agricoles pour y implanter des projets publique ». Il ajoutera : « Les pouvoirs publics ont donné leur accord quant à la reprise de ces terres en question ». Des promesses semblent avoir été faites par les premiers responsables de la daïra et de l’APC d’Agouni Gueghrane, après plusieurs actions initiées par les citoyens et leur comité au mois de mai dernier. Le président du comité d’Aït El Kaid que nous avons interrogé répondra en disant : « Le wali de Tizi-Ouzou a ordonné aux responsables locaux d’installer une commission qui prendra en charge le dossier. Elle sera composée de responsables du service de l’agriculture de la daïra et de l’APC, ainsi que de représentants du comité de village. Son objectif sera la constitution d’un dossier, (plan d’APDAU, délimitation des terres et PV du choix du terrain ». Le président du comité M Sennad, poursuivra en nous déclarant : « Le maire n’a pas encore commencé l’installation de ladite commission ». Notre interlocuteur nous fera savoir que son village n’est qu’un exemple parmi plusieurs autres localités et hameaux qui souffrent d’un manque en terrains pouvant accueillir des projets de développement : « Le problème majeur de notre commune est l’indisponibilité des assiettes foncières qui peuvent recevoir des projets d’envergure, permettant à la commune de sortir la tète de l’eau ». Conclut-il.
B. K.

