Toutes les dispositions sont prises au niveau national pour faire face à une éventuelle invasion acridienne. C’est ce qu’a indiqué hier le directeur général de l’institut national de la protection des végétaux (INPV), M. Moumen Khaled, à l’issue de la réunion du comité interministériel de lutte anti-acridienne (CILA). Une réunion qui vise à examiner les mesures préventives à mettre en œuvre pour lutter contre l’activité acridienne signalée ces dernières semaines dans la région du Sahel, notamment au Niger et au Mali. Le dispositif préventif de surveillance contre toute incursion du criquet pèlerin vient d’être réactivé à travers l’ensemble des zones habituellement touchées. « En Algérie, la situation est maîtrisable », a précisé le ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Tout en indiquant que les conditions écologiques sont toujours favorables au développement du criquet, le ministre de tutelle a déclaré : « depuis plus de six mois, nous avons la situation bien en main, tout en étant vigilants quotidiennement au niveau des pays du sahel, notamment, au Mali, au Niger, en Mauritanie et au Tchad, où nous avons observé une certaine activité des acridiens ». De son côté M. Moumen Khaled a indiqué : « il n’y a aucun danger pour les mois à venir, mais une invasion est probable pour le printemps prochain », précisant : « les criquets resteront dans leur zone du moment que la situation végétale est propice ». Selon lui, « le dispositif auquel sont associés l’ensemble des acteurs intervenants dans la lutte contre le criquet pèlerin, en particulier les services de l’agriculture, des Forêts, l’INPV, la Protection civile des wilayas du sud et l’extrême sud du pays, a été renforcé par la participation des agriculteurs et la société civile ». Selon la même source, le dispositif d’intervention est déployé à travers toutes les wilayas du 1er front à savoir : Tamanrasset (01 coordinateur et 02 équipes de prospection), Illizi (01 coordinateur et 02 équipes de prospection) et Adrar (01 coordinateur et 01 équipe de prospection). Il est composé de 10 équipes de prospection, appuyées par trois équipes de coordination et un important potentiel d’unités de traitement qui peut être mobilisé à partir des bases de l’INPV. En prévision d’une éventuelle recrudescence en automne, 223 unités de traitement ont été positionnées au niveau des bases de l’INPV. En cas de forte activité acridienne, ce potentiel d’intervention sera progressivement déployé à travers les wilayas susceptibles d’être infestées par les criquets.
L. O. CH
