Deux établissements scolaires, à savoir le CEM I et l’école primaire de Tassoukit au village d’Ait Abdelmoumène, relevant de la commune de Tizi N’Tléta, ne disposent toujours pas de cantine scolaire. A commencer par le collège d’enseignement moyen d’Igharbiyen, au milieu du village, au sein duquel les élèves vivent un lancinant problème de restauration avec l’indisponibilité de cette commodité vitale, d’autant plus que beaucoup habitent loin de l’établissement, à plus de deux kilomètres pour certains. Un collégien du Nador s’insurgera : « Nous sommes déstabilisés par les va-et-vient, tous les jours à midi, pour manger. Pendant les jours pluvieux, nous arrivons imbibés d’eau et nous n’arrivons pas à suivre les cours convenablement ». Un autre élève poursuit en se plaignant : « On est pénalisé sérieusement par l’inexistence d’une cantine et cela dure depuis des années, soit dès l’ouverture de l’établissement». A l’heure actuelle, les collégiens sont contraints de ramener, chaque jour, de quoi soulager leur estomac à midi, notamment en hiver. Quant à l’école de Tassoukit, les potaches souffrent de ce problème d’inexistence de cantine scolaire depuis l’ouverture de l’établissement dans les années de 2000. Il est à rappeler qu’un projet de concrétisation d’une cantine a été inscrit pour une enveloppe financière de 910 millions de centimes, ce qui avait réjoui alors les élèves et de leurs parents, néanmoins, depuis maintenant plus de cinq ans, le projet traine dans les tiroirs des services concernés qui n’ont pas daigné lancer les travaux et d’en finir avec le calvaire des enfants. Un parent d’élève déclare que les enfants passent de pénibles moments dans cet établissement qui ne possède pas de réfectoire. Les responsables doivent penser à la scolarité des enfants, d’autant plus qu’une enveloppe financière a été consacrée pour la concrétisation de ce projet». Rappelons qu’après que le projet ait buté sur un problème de faisabilité dû au mauvais état de sol au niveau de l’assiette réservée initialement, une solution de rechange avait été trouvée. Elle consiste à la démolition des deux sanitaires érigés au milieu de la cour et pour bâtir, au même endroit ce réfectoire tant attendu. Mais ce sera, probablement, pour… l’année prochaine.
Arezki G.

