Sept candidats se retirent de la liste FLN à Ouadhias

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Sept candidats se sont retirés de la liste FLN pour les prochaines élections à Ouadhias. Ce retrait a été signifié au Mouhafedh de Tizi-Ouzou, à travers un courrier qui lui a été adressé et signé par la Kasma et le conseil de la section locale. Cet acte a été décidé disent les signataires, afin de dénoncer « les agissements du Mouhafedh ». Un Mouhafedh qui a été tout simplement descendu en flammes, et c’est le moins que l’on puisse dire. « Le bureau de la Kasma, élargi à son conseil, vient dénoncer vos propos hostiles, vos agissements néfastes ainsi que votre excès de zèle », lancent-ils à l’égard du 1er responsable de l’ex parti unique à Tizi-Ouzou. Et de continuer : « Jamais nous ne serons témoins de l’assassinat et de l’enterrement du FLN par vous, monsieur le Mouhafedh ». En fait, les signataires de la missive reprochent au Mouhafedh d’avoir déposé une liste autre que celle proposée par la section d’Ouadhias pour la prochaine élection locale. « Ne faites vous pas preuve d’esprit de vengeance, de mépris et de division en vous rabaissant à de telles pratiques et manœuvres, en usant de votre statut de Mouhafedh et de député en changeant une liste de candidats établie par le bureau de Kasma élargi à son conseil ? », écrivent les protestataires. Et de se demander : « Quelle image donnez-vous à ce parti ? ». Pour les sept candidats, il est clair que le premier responsable du FLN à Tizi-Ouzou fait dans la vengeance, suite à ce qui s’était passé lors des législatives du mois de mai dernier. Sinon, se demandent-ils aussi, « comment expliquez-vous le fait d’avoir fait dans l’inqualifiable, en remuant ciel et terre et en faisant appel aux ennemis du FLN pour conduire la liste à Ouadhias ? ».

Selon les signataires du document, dont nous détenons une copie, le Mouhafedh « est en train de souiller, de piétiner et de chiffonner l’image du FLN dans la wilaya, en usant de ses mesquineries et de coups bas ».  

Contacté Saïd Lakhdari, le Mouhafedh, n’a pas voulu commenter cette affaire. « Je n’ai rien à dire là-dessus. Je les laisse à leur âme et conscience », s’est-il contenté en effet, de dire. 

M.O.B 

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