RN12 Encombrements incessants sur la route Tizi-Ouzou – Azazga – Un calvaire au quotidien

C’est un véritable supplice que vivent, au quotidien, les automobilistes et les voyageurs dans la région Est de la wilaya de Tizi-Ouzou.

à titre illustratif, le trajet reliant le chef-lieu de la wilaya à Azazga, distante pourtant que d’une trentaine de kilomètres, peut prendre plus de deux heures de temps. C’est que les encombrements sont quasi incessants tout au long de la RN12 entre Tizi-Ouzou et Azazga, une route empruntée par des centaines d’automobilistes et de voyageurs venant de ou allant à Fréha, Makla, Tizi Rached, Timizart et autres. « Je mets en moyenne deux heure pour rejoindre Tizi-Ouzou le matin et deux pour rentrer le soir », dira un citoyen de Mekla. Issiakhen, le lieudit Abassane ou encore et surtout Taboukert et Chaib sont autant de points noirs où les bouchons sont interminables à longueur de journées. Certes les barrages fixes de la gendarmerie nationale au niveau de ces localités est pour quelques chose dans cette situation qui devient quasiment insupportable durant les heures de pointe, mais il faut aussi admettre que la route se trouve complètement dépassée par le nombre de véhicules qui la prennent d’assaut chaque jour. En effet, cette RN12 est très étroite à ces endroits. Et comme s’il ne manquait que cela, voila que des marchands ambulants s’emmêlent pour créer parfois une situation de cacophonie indescriptible et accentuer le calvaire des voyageurs. Ces marchands, dont le nombre ne cessent de s’amplifier, au su et au vu de tout le monde, garent leurs véhicules ou érigent des baraques de fortune au bord de la route, rendant celle-ci plus étroite encore. En plus de cela, des automobilistes attirés par les fruits et légumes proposés, se garent à proximité pour faire leurs achats, créant ainsi une sorte d’anarchie qui congestionne la circulation. Cet état de fait dure depuis quelques temps déjà sans que cela ne semble attirer l’attention de qui que ce soit. Certes, on a pensé à créer un dédoublement pour cette route, mais le projet ne sera livré qu’en 2013. Encore qu’il n’est pas sûr que ce dédoublement réglera le problème. D’ici la, les voyageurs se sentent comme abandonnés à leur sort. « C’est une véritable corvée que de faire ce trajet matin et soir», disent, unanimement, les voyageurs. Ces derniers dont les souffrances sont accentuées dans les trolleys qu’ils doivent prendre « malgré eux » pour quitter la ville des genêts pour rejoindre la « soi-disant » station de Oued Aissi. En effet, en plus des encombrements, ces voyageurs souffrent le martyrs dans « ces boites de tôle roulantes », où les bousculades sont monnaie courante. « Ils nous entasse comme du bétail dans ces bus de fortune où l’on se retrouve souvent en train de se marcher sur les pieds », ironise un fonctionnaire de Fréha exerçant au niveau du chef-lieu de la wilaya. Pour ce dernier et l’ensemble des voyageurs, la situation ne doit plus durer, surtout que l’hiver pointe du nez. « Déjà qu’on rentre à la maison à la nuit tombante, qu’en sera-t-il durant le mois de décembre et janvier ? », se demandent encore ces voyageurs du quotidien. « Il y a quelques année à peine, on faisait ce trajet en moins d’une demi heure », regrette un citoyen de la localité de Fréha. En somme, des solutions adéquates s’imposent pour mettre fin à ce calvaire qui n’a que trop duré et qui mène la vie dure à des milliers de citoyens.

M. O. B