Prison à perpétuité pour avoir tué sa femme

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Au cours de la première journée de la troisième session criminelle ordinaire de la cour de Bouira, était au menu le jugement d’une affaire de crime concernant un accusé répondant aux initiales de H. O, âgé de 40 ans, qui s’est rendu responsable du délit d’homicide volontaire. L’auteur, un père de famille, avait tué sa femme, le 31 mars dernier, au village de Hzama, dans la commune de Lakhdaria, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya. Les circonstances de l’affaire ont commencé lorsqu’une altercation s’est manifestée entre l’époux qui est un maçon de son état, et sa femme qui revenait, en ce moment là du domicile de ses parents. Le ton est monté d’un cran entre les deux époux et le mari commença à frapper sa femme, en se servant d’un gourdin avec lequel il lui assena des coups qui l’atteignirent à la tête. Les coups reçus par la victime allaient, malheureusement, lui être fatals, puisqu’elle décédera quelques heures plus tard dans la nuit de la querelle aux environs de 23h30. L’époux a fait sortir le corps de sa femme dehors, pour l’emmener vers une construction inachevée, où il le déposa. Par la suite, il alertera les services de la protection civile. Ces derniers se sont dépêchés sur le lieu indiqué pour transporter le corps de la victime vers le centre hospitalier de la ville de Lakhdaria, où il s’est avéré que la femme était déjà morte. Le mari avisa ses beaux parents, en leur annonçant que leur fille avait perdue la vie après avoir chuté du haut des escaliers. Hier, lors du procès, le parent de la victime a déclaré que le mari de sa fille a utilisé une canne assez épaisse pour lui donner des coups sans avoir l’intention de la tuer, mais qu’il était resté un long moment assis à la regarder au lieu de lui prêter secours. Le représentant du ministère public a requis une peine de l’emprisonnement à vie contre l’auteur du crime. Et après plaidoiries, la délibération a confirmé le jugement qui est resté le même, c’est-à-dire l’emprisonnement à perpétuité contre l’accusé assorti d’une amende judiciaire de 150 millions de centimes à payer au profit des parents de la victime comme dédommagements. 

Fahem. H.

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