M’chedallah L’établissement couvre toute la région Est de la wilaya – Les urgences de l’EPH débordées

Le service des urgences relevant de l’EPH de M’chedallah, unique établissement pour toute la région Est de la wilaya, notamment les daïras de Bechloul et M’chedallah, sont carrément débordés, particulièrement de nuit après 20h, soit après la fermeture des cabinets de consultation médicale relevant de l’EPSP d’Ahnif. En effet, hormis un service de garde ouvert H24 au niveau de la polyclinique d’Aghbalou (Takerboust), le reste des citoyens des autres communes et grands centres urbains sont obligés de s’orienter vers les urgences de M’chedallah au delà de 20h. D’où une affluence record. 80 à 100 patients arrivent chaque nuit, réclamant d’être examinés par le médecin de garde, même ceux se plaignant de maladies n’exigeant pas de soins urgents. Tout cela à cause de l’absence d’un bureau de tri, plus qu’indispensable. Il arrive souvent que le médecin de garde soit occupé avec un simple névrosé ou un migraineux alors qu’un cas de réelle urgence attend d’être introduit dans le cabinet des consultations. Situation qui n’est pas sans provoquer une réaction de protestation souvent violente des proches des malades dont l’état est grave. Pourtant, plusieurs polycliniques, réparties à travers le territoire de la daïra de M’chedallah, pourraient aisément assurer des gardes de nuit, telle celle d’Ath Mansour mise en service il y a moins d’une année ou celle d’Ahnif et de Chorfa. Ces infrastructures sont toutes les trois implantées à des endroits stratégiques, à proximité de la RN05, l’autoroute et la RN26. De plus, elles se trouvent dans des chefs-lieux de communes à fortes concentrations démographiques. Leur implication dans le système des gardes de nuit soulagerait énormément le service des urgences de l’EPH. Un service auquel incombe aussi les évacuations vers les centres spécialisés des malades ou accidentés qui ne peuvent être soignés sur place. D’autant plus que le bloc opératoire du même l’EPH est fermé depuis plusieurs mois pour des raisons de rénovation et qu’il risque de le demeurer encore, au moins, jusqu’à la fin de l’année selon le directeur de cette structure. Ce dernier a entamé les démarches nécessaires pour décrocher l’autorisation de mettre à la disposition des chirurgiens une d’opérations d’urgence. Une salle aménagée au niveau du même service des urgences, à titre palliatif, en attendant que le bloc chirurgical soit prêt.

Oulaid Soualah