Cinq œuvres cinématographiques, entre documentaires, courts et longs métrages de fiction seront en compétition aux Journées cinématographiques de Carthage (JCC), prévues à Carthage (banlieue de Tunis) du 16 au 24 novembre, a-t-on appris, mercredi, auprès des services de presse des JCC. Dans la catégorie du long métrage de fiction, l’Algérie sera représentée par Parfums d’Alger de Rachid Benhadj et El Taiib (le repenti) de Merzak Allouache, lauréat d’un «Silver Hugo» au tout récent Festival international du film de Chicago. Le court métrage ‘’Le hublot’’, une fiction du jeune réalisateur algérien Anis Djaad prix du meilleur scénario en 2011 aux 2e Journées cinématographiques d’Alger (JCA), est la seule œuvre algérienne concourant dans cette catégorie. Deux documentaires algériens seront aussi en lisse aux 24es JCC : ‘’Bouts de vies, bouts de rêve’’, de Hamid Benamra, prix du public aux 3es JCA, et ‘’Demande à ton ombre’’ de Lamine-Ammar Khodja. Une sélection panorama d’œuvres africaines et de pays arabes récentes est également proposée hors compétition avec la participation de ‘’Harraga blues’’ de Moussa Haddad et du court métrage ‘’Mollement un samedi matin’’ de Sofia Djema, récemment primé aux JCA. Par ailleurs, les JCC prévoient de rendre un hommage à l’Algérie à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance par une rétrospective des œuvres cinématographiques algériennes les plus marquantes. Dans la section long métrage, les JCC prévoient la projection de neuf films dont ‘’La bataille d’Alger’’ de Gillo Pontecorvo, ‘’Chronique des années de braise’’ de Mohamed Lakhdar Hamina et ‘’La montagne de Baya’’ de Azzedine Meddour. L’hommage à l’Algérie comporte aussi la projection de huit courts métrages récents de jeunes réalisateurs algériens dont ‘’Le dernier passager’’ de Mounes Khemmar, classé parmi les 80 meilleures productions mondiales en 2011, ‘’Khti’’ (ma sœur) de Yanis Koussim ou ‘’Garagouz’’ (les marionnettes) d’Abdenour Zahzah, plusieurs fois primé en 2011. ‘’La voix du peuple’’, co-réalisé par Djamel Chanderli et Mohamed Lakhdar Hamina, durant la guerre de libération, sera projeté à cette 24e édition des JCC pour représenter l’histoire de l’Algérie combattante. Présenté comme le plus ancien festival du cinéma du sud, les JCC ont été instituées en 1966 afin d’offrir aux pays du sud une alternative au monopole des compagnies internationales de distribution et d’exploitation de films. Révélateur de talents, le festival cinématographique de Carthage prépare une édition charnière pour 2012, la première après les grands événements qui ont bouleversé la Tunisie et le monde arabe. L’édition 2012 des JCC est perçue par les organisateurs comme « une rupture et une possibilité de renouveau dans la continuité de l’esprit des JCC ».
