Les travailleurs de l’Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa) ont poursuivi, hier, leur mouvement de grève pour la troisième journée consécutive, afin d’exiger le respect du contenu de la convention collective relative à cette entreprise.
En effet, les autobus, les téléphérique, les transports spéciaux et ceux du transport des étudiants sont à l’arrêt. Hier encore, les citoyens ont eu beaucoup de mal à se déplacer dans la capitale. Nonobstant la pluie battante qui s’abat sur eux, des centaines de travailleurs de cette entreprise, dont les chauffeurs des bus, les receveurs, les mécaniciens, ont marqué hier de leur présence l’esplanade de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Se sentant « trahis », les travailleurs de cette entreprise se disent « déterminés » à ne pas faire marche arrière jusqu’à ce qu’il y ait une prise en charge « réelle » et « effective » de leur revendication, relative à « l’application de tous les articles de la convention collective signée et adoptée en 1997 avec effet rétroactif, et le départ du DG de l’entreprise ». Ce mouvement de protestation n’est pas le premier du genre, à être enclenché par les travailleurs de cette entreprise, qui ont été tous unanimes hier a déplorer le fait que « les promesses faites par la direction générale de l’entreprise n’ont pas été tenues ». « Les travailleurs de l’Etusa ne veulent plus négocier avec le directeur général de cette entreprise, et exigent toujours son départ », a indiqué le porte-parole de ces protestataires, M Djamel Ait Medjane. Celui-ci a réitéré « la détermination des travailleurs de cette entreprise à poursuivre leur mouvement de protestation et ce jusqu’à satisfaction totale de leur plateforme de revendications ». Cette dernière se résume en : « la réintégration des syndicalistes suspendus, dans leurs postes de travail d’origine, au nombre de 36 syndicalistes, le départ du directeur général de l’entreprise, l’application du protocole d’accord signé par la direction le 16 octobre dernier, ainsi que le départ du secrétaire général de la FNTT ». Les travailleurs de l’Etusa, par la voix de leur porte-parole, demandent « l’intervention du ministre des transports afin de trouver un terrain d’entente aux préoccupations de cette tranche de travailleurs ».
L. O. Challal

