Le marché de la friperie réapparaît à nouveau dans le marché hebdomadaire de Tazmalt. Malgré l’interdiction de l’importation de la friperie depuis novembre 2011, dont le but était de « réduire la facture d’importation et laisser émerger la production nationale », ces habits « usagés » se vendent toujours sur le marché de Tazmalt, avons-nous constaté.
D’ailleurs, des ménages se sont rabattus sur ces vêtements, notamment des vestons et autres pulls. En effet, les étals des vêtements d’hiver étaient pris d’assaut par les ménages, qui cherchaient à dénicher les bons vêtements d’occasion, avec lesquels ils se prémunissent du froid. Certes, les vêts proposés par les vendeurs ne sont pas neufs, mais les prix restent abordables, quand même, et surtout négociables. Les habits étalés ne manquent pas d’aspérités, et pour bien choisir, il faut remuer des monticules d’étoffes pour trouver de bons vêtements. Lors de notre virée dans cet espace du marché réservé à la friperie, il y avait des ménages qui s’agglutinaient beaucoup plus autour des étals où sont entassés les jaquettes, les vestes et les blazers. Il importe, par ailleurs, de se poser la question d’où proviennent ces habits, sachant que la loi interdisant l’importation de la friperie est entrée en vigueur depuis maintenant une année. « Nous avons des quantités importantes de ces vêtements en stock que nous essayons d’écouler à la faveur des chutes sensibles de températures », nous précise l’un des vendeurs. Selon lui, le circuit de la friperie ne peut s’estomper au lendemain de la promulgation d’une loi interdisant son importation, cela au regard des quantités importantes restées invendues.
Syphax. Y.

