Ouadhias Ses habitants ne savent plus où se plaindre – La cité Zedma souffre de tous les maux

La cité des 205 logements, dite cité Zedma, au chef-lieu de la commune de Ouadhias, est dans un piètre état, notamment suite aux mauvais temps qui a sévi ces derniers jours. Les habitants ne savent plus à quelle autorité se plaindre pour remédier à la situation qui n’a fait que se détériorer depuis que les clés leurs ont été attribuées, il y a plus de cinq ans. Les travaux d’aménagement (chaussée, trottoirs, fuites d’eau…) n’ont jamais été faits : « Notre cité est à l’abandon depuis son inauguration. Les travaux de VRD, chaussée, trottoirs, espaces verts, n’ont même pas été entamés », se plaint un résident du quartier. Il ajoutera : « A la moindre averse, nous nous retrouvons dans un véritable bourbier, à pied ou en voiture, la circulation est quasi impossible. Nous avons à maintes reprises sollicité les autorités concernées, en vain ». D’autres habitants pointeront du doigt les locaux construits aux rez-de-chaussée de leurs immeubles, et qui selon eux poseraient un autre problème. Un septuagénaire nous confiera : « Ces locaux sont devenus au fil du temps le refuge des délinquants et des voyous. Dans la nuit, c’est l’insécurité qui règne sur le quartier. Personne n’ose mettre les pieds dehors et le tapage nocturne perturbe nos soirées jusque dans nos foyers. Notre calvaire est permanent ». Par ailleurs, les habitants ont également soulevés le problème des déchets et des ordures qui s’amoncellent dans les quatre coins de la cité : « Nous avons l’impression de vivre dans un bidonville ! L’insalubrité a envahi notre quotidien et nous interdit de mener une vie décente. En plus des travaux que nous désespérons de voir démarrer, les ordures ménagères ne sont pas collectées régulièrement. Nous élevons nos enfants dans une cité poubelle », disent les habitants, exaspérés et résignés. Il est plus que temps que les responsables locaux se penchent sur les préoccupations de leurs administrés.

B. K.