Par Chérif Amayas
La guerre psychologique est une chose, le délire en est une
autre. Le patron du FLN ne cesse
de crier victoire avant l’heure, et
va jusqu’à annoncer le nombre
de communes qu’il gagnera.
Belkhadem a décidé qu’il remportera
au moins 1 000 APC.
Cette projection est néanmoins
démentie par des faits constatés
par les observateurs. On ne peut
se targuer de remporter 1 000
communes et être forcé d’annuler
des meetings par défaut de
présence des citoyens. Il en est
ainsi à l’APC d’EL Harrach à
Alger. Belkhadem arrive dans ce
quar tier d’Alger, et il se voit
dirigé par ses militants et représentants
dans un café populaire.
Après avoir siroté un breuvage
dans un gobelet, le patron du
FLN se voit offrir un maillot de
l’équipe locale, en l’occurrence
l’USMH. Le pr ésent entre les
mains, l’ex Premier Ministre est
accompagné vers son véhicule, et
ses militants de lui signifier la fin
de la visite. Dépité de ne pas
avoir eu de monde, Belkhadem
baisse la vitre de sa voiture et…
jette le maillot. Le FFS de Tizi-
Ouzou annonce à coup d’affiches
un meeting de son premier secrétaire,
Ali Laskri. Jusque-là rien
d’anormal, si ce n’est que sur
l’affiche du meeting point de
photo de Laskri, mais bien celle
de Hocine Aït Ahmed. Au
moment où certains leaders de
par ti, délèguent la couver ture
télé à des membres de leur formation
politique pour être couvert
et sûr de faire le plein de la
salle, d’autres font appel à des
figur es, à des millier s de
kilomètres, au lieu et place du
responsable du parti, et ce pour
drainer du monde. Une vague de
fond tr aver se le paysage politique
national. Les par tis où
n’appar ait aucune figur e en
dehors de celle du chef s’éclipsent
peu à peu au profit de ceux
qui possèdent des cadres et des
compétences à même de communiquer.
Ch. A.
