Bien que les pronostics soient en leur faveur, les partisans du FFS d’Ighil Ali craignent une alliance entre les trois autres listes, à savoir le FLN, le RND et les indépendants.En effet, les quatre listes en lice aux partielles du 24 novembre semblent se livrer une rude bataille, mais le FFS se voit en réalité seul contre tous. Pour lui, les jeux sont clairs : le FLN et le RND font partie de l’alliance présidentielle, quant à la liste des indépendants, à juger sa composante, elle serait de mèche avec les deux partis au pouvoir.En outre, le plus vieux parti de l’opposition attend des gestes concrets de soutien de la part du RCD et du MAK, mais la position de ces deux derniers demeure publiquement ambiguë et ce, bien que leurs récentes accointances avec les “indépendants” soient un secret de polichinelle pour les observateurs de la scène politique locale. Par ailleurs, la région a subi une telle métamorphose politique ces derniers temps qu’il est, du moins pour l’instant, difficile de se faire une opinion précise sur l’issue de ce scrutin. Les nombreuses erreurs des politiques jugées comme de la traîtrise par les citoyens ont eu pour conséquence le désenchantement de la société vis-à-vis de la chose politique. La rancune s’est substituée à la lucidité qui a caractérisé la population connue pour son attachement aux combats et revendications démocratiques.Par conséquent, cet imbroglio est tel que chacune des quatre listes se montre confiante et sûre de l’emporter. Cette guerre psychologique n’a, certes, pas l’air d’atteindre la formation de Hocine Aït Ahmed qui est sûre de son ancrage populaire dans la région, mais il faut dire, si besoin est, que jamais elle n’a été si appréhensive à l’occasion d’une échéance électorale locale et ce, depuis l’avènement du pluralisme politique en Algérie.Pour cause, un grand meeting à Ighil Ali est d’ores et déjà au programme du FFS pour le 21 du mois courant. Il sera animé par de grosses pointures de ce parti à l’image de MM. Khaled Tazaghart, Larbi Laradi, etc et le tête de liste d’Ighil Ali en l’occurrence M. Louhab Mesbah.“Nos militants reviennent, car ils ont compris les enjeux de l’heure. Notre commune a, depuis l’indépendance, été laissée pour compte. Nous promettons de changer cela et de mettre un terme à la gabegie qui a ruiné la municipalité et nous sommes sûrs du soutien de notre population”, soutient M. Mesbah.
Karim Kherbouche
