Le village Aït Zellal de la commune d’Aït Khelili dans la daïra de Mekla, organise, depuis jeudi, la projection d’un film documentaire au niveau de l’école primaire.
La relance du cinéma kabyle vient de se consolider avec la sortie les prochains jours d’un nouveau film d’expression kabyle, réalisé par le jeune acteur et réalisateur Youcef Koceïla, intitulé « Les braises de l’âme » (Thirguine n roh) se rapportant sur un événement tragique de l’histoire algérienne. Les faits racontent le drame qu’ont subi onze personnes qui ont été brulées vifs un certain 11 septembre 1958, à Aït Zellal, par l’armée française, dont un adolescent de 15 ans. La colère de la population de ce village historique était encore montée lorsque les autorités coloniales voulaient organiser un semblant d’élections alors qu’un génocide, que les villageois n’oublieront jamais, avait été commis par leurs services. Youcef Koceïla, jeune et prometteur réalisateur lève, ainsi, le voile sur une tragédie et un crime commis par la France, dont la jeune génération ignore les faits. Ainsi, trois jours seront consacrés à la projection de ce film documentaire, depuis jeudi dernier. Les œuvres comme celles-ci vont certainement enrichir le patrimoine artistique et cinématographique régional et national et apporter un plus à l’écriture de l’histoire révolutionnaire de l’Algérie et à la mémoire collective, afin que nul n’oublie.
Ahmed Sadoun

