Les adjoints de l’éducation projettent un débrayage national

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La patience des adjoints de l’éducation semble avoir atteint ses limites. Effectivement, la grogne monte d’un cran chez cette catégorie de travailleurs de l’éducation nationale, qui ont décidé de revenir à la charge pour dénoncer le non prise en charge de leurs revendications. De ce fait, la commission nationale des adjoints de l’éducation, affiliée à l’union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation (Unpef), a décidé de décréter une grève nationale, en coordination avec les autres corporations du secteur (corps enseignant, laborantins…), dont la date n’a pas encore été arrêtée. Dans un communiqué rendu public hier, l’Unpef a attribué le recours des adjoints de l’éducation à ce mouvement de protestation au «refus du ministère de l’Education nationale  de prendre en charge leurs revendications ». La commission en question a dénoncé vigoureusement « le tâtonnement de la tutelle dans la correction du dysfonctionnement contenu dans le statut particulier de cette tranche de travailleurs ». Les adjoints de l’éducation déplorent, avec force, le fait que « le nouveau statut particulier ne permet guère l’épanouissement de ce corps, en raison des tâches importantes qui lui sont dévolues dans les établissements scolaires ».  Devant cet état de fait, ce syndicat exige l’application du décret 315-08, afin que les dysfonctionnements du texte soient corrigés à la faveur de tous les travailleurs du secteur et non celle d’une minorité.  La commission nationale des adjoints de l’éducation a réitéré son attachement à sa plate-forme de revendications. Cette dernière tourne autour de «la révision du statut particulier de la corporation à travers la classification à la catégorie 10 au lieu de la 7 actuellement, le droit à la promotion au poste de conseiller à l’éducation, une réduction du volume horaire, actuellement de 36 heures par semaine, à 28 heures, ainsi que l’ouverture de cycles de formation pour le recyclage ». Autres points contenus dans la plate-forme de cette tranche de travailleurs, « l‘application de la définition des tâches des adjoints, révisée le 25 novembre 2009 avec la tutelle, où 25 amendements ont été proposés avec une commission mixte, mais jamais appliqués sur le terrain ». Les adjoints de l’éducation revendiquent également « la création d’une prime d’encouragement, vu les tâches difficiles accomplies». La commission nationale a appelé les adjoints de l’éducation « à se mobiliser et à unifier leurs rangs pour arracher leurs droits légitimes », lit-on dans le même communiqué.                      

L.O. Challal

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