M’Chedallah Le directeur de l’école primaire – Amarène Aïssa tire la sonnette d’alarme

Des classes menacent de s’effondrerAhmanache Mohand, directeur de cette école, avertit sur le danger que représente son établissement sur les élèves.

L’école primaire Amarène Aïssa, mitoyenne du CEM Amrouche Mouloud, dans la nouvelle ville de M’Chedallah, est dans un état de dégradations pour le moins inquiétant, notamment du côté des classes dont la toiture en tuiles présente d’effroyables creux à cause des supports transversaux (madriers) tordus vers l’intérieur suite aux innombrables infiltrations des eaux pluviales, occasionnant le pourrissement de ces supports qui finiront, un jour ou l’autre, par céder. Espérons que cet affaissement ne se produise pas au moment des cours. L’APC, pour freiner la dégradation de cette toiture menaçante, a bien entrepris une opération de renforcement en posant une couche de paxallumun directement sur les tuiles pour colmater les brèches. Malheureusement, cette nouvelle technique n’est pas encore maîtrisée par les opérateurs, d’ailleurs, ces travaux se sont avérés inutiles à cause dégradations qui sont apparues sur les toitures en moins d’une année. Que se passerait-il en cas de fortes chutes de neige? Ces madriers sont-ils en mesure de supporter un poids supplémentaire ? Seule une expertise technique pourrait en apporter la réponse. Sur un autre volet, cette école n’est pas encore dotée de cantine scolaire, c’est tout simplement une classe qui est transformée en réfectoire où sont servis 460 repas/jours en 04 services, à cause de l’exiguïté des lieux. Qu’il vente ou qu’il pleuve, les petits écoliers sont contraints de faire la chaîne durant des heures pour pouvoir manger, et pourtant, un espace assez grand existe dans l’enceinte même de l’école où il est possible d’aménager une cantine qui réponde aux normes requises. L’aberration à… inscrire à l’actif de l’assemblée sortante, et le fait qu’un nouveau bloc de sanitaires a été réalisé depuis 2010, mais reste toujours inutilisé à cause d’un minable raccordement d’évacuation des eaux usées d’à peine 10m. Pourtant, même les fouilles ont été réalisées, il ne manquait plus que la pose d’une dizaine de buses nécessaires au branchement et supprimer l’ancienne infrastructure qui est hors d’usage. La dernière contrainte, relevée dans cet établissement lors de notre passage mercredi passé est l’absence de gardien au point où un vol par effraction a été commis dans le bureau du directeur durant la nuit du lundi à mardi. Nous apprendrons sur les lieux qu’un téléviseur a écran plat et une imprimante ont été dérobés et des documents saccagés. Les délinquants se sont introduits par là où le mur d’enceinte est très bas et qu’ils ont aisément franchi.

Oulaid Soualah