En attente d’une meilleure accessibilité à Draâ El Mizan

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L’Association communale pour l’insertion des handicapés par le travail a organisé avant-hier à la Maison de jeunes Arezki Mansouri, une journée de sensibilisation à l’occasion de la journée internationale des handicapés, qui coïncide avec le trois décembre de chaque année, où tous les adhérents ont été invités. «Notre objectif est de sensibiliser nos adhérents pour se rapprocher beaucoup plus de notre association, en vu d’avoir le maximum d’informations. Nous appelons, aussi, tous les organismes à prendre des initiatives envers les handicapés. Il s’agit, surtout, de leur insertion dans la société pour ne pas se sentir marginalisés, et de leur permettre une meilleure accessibilité à tous les services», nous a déclaré M. Boualem Azrarak, en sa qualité de président de cette association. Et de poursuivre : «Nous lançons aussi un appel aux hautes autorités de l’Etat afin d’augmenter les pensions des handicapés au moins jusqu’à la moitié du SNMG, car aujourd’hui, l’handicapé ne peut rien faire avec quatre mille dinars et cela, quand il est reconnu à cent pour cent. Nous demandons aussi l’augmentation du nombre de bénéficiaires de l’AFS».  

Les handicapés attendent aussi un geste pour ce qui est des recrutements dans des postes stables pour ne pas rester d’éternels contractuels. Certains d’entre eux travaillent depuis plus de douze ans dans le cadre de l’IAIG. Des autorités locales, le président de l’association attend toujours une affectation d’un terrain pour construire un local où seront placées les machines de la future unité de poterie. «Les cent cinquante millions de centimes débloqués par le ministère de la Solidarité nationale stagnent dans notre compte en raison de l’inexistence de local», a souligné notre interlocuteur, qui remercie, par ailleurs, les autorités locales qui ont répondu à sa demande de faire bénéficier six handicapés de logements sociaux.  

«C’est un geste louable à plus d’un titre. Nous saisissons cette occasion pour solliciter nos autorités à oeuvrer dans ce sens. Car, le handicapé est une personne qui a tant besoin de commodités, qui ne peuvent être disponibles qu’en milieu urbain», a-t-il enchaîné dans son intervention devant l’assistance.                      

Amar Ouramdane

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