La campagne oléicole tarde à battre son plein à travers la commune de M’Kira, malgré que la récolte s’annonce assez conséquente comparativement à celle de l’an dernier. « L’an dernier, nos oliviers n’avaient rien donné ce qui ne nous étonne guère, d’autant plus que nous sommes habitués à avoir une bonne récolte, une année sur deux », nous déclare un villageois qui passe ses journées, depuis plus d’un mois à défricher et à nettoyer sous ses oliviers. Par ailleurs, les huileries commencent à recevoir, de temps à un autre, quelques sacs d’olives tombées prématurément, alors que le gaulage nécessite le mûrissement des olives. Un propriétaire d’une huilerie nous avoue cependant le bon rendement de la campagne 2010-2011, qui s’était, d’après lui, élevée à 22 litres par quintal, et que parfois, chez certains oléiculteurs, la barre de 28 litres par quintal avait été atteinte. Néanmoins, si la production d’huile d’olive est en nette progression, il n’en demeure pas moins que de nombreux consommateurs trouvent son prix très élevé. « Le prix du litre d’huile d’olive est actuellement cédé entre 500 et 550 DA. Dans certaines régions, il atteint les 600 DA », se plaint un algérois rencontré devant une huilerie. « Je pense que la campagne débutera certainement la semaine prochaine, car à ce jour les olives sont encore vertes, il faut que les olives arrivent à maturité pour les cueillir et pour ne pas avoir un produit avec un fort taux d’acidité », nous a signalé un jeune universitaire qui a tenu également à vanter la qualité de l’huile de M’Kira qui avait auparavant le label de « Zith L’Kevaïl », ou « l’huile kabyle ». « C’est par jalousie qu’on parle maintenant de l’huile d’olive, au lieu de l’huile kabyle, dont les propriétés curatives, ainsi que son excellente qualité sont mondialement reconnues », dira Slimane, le jeune universitaire avec fierté.
Essaid Mouas

