Les fonctionnaires de l’interprofessionnelle ont marché à Tizi-ouzou

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Comme prévu, le mouvement de protestation qu’a initié l’interprofessionnelle de la fonction publique affilié à l’UGTA s’est ponctué par une marche à laquelle ont pris part les travailleurs des différents secteurs professionnels de la wilaya de Tizi-Ouzou.  Ils étaient, hier, un peu plus de 2 000 personnes, selon les estimations des services de sécurité de la wilaya de Tizi-Ouzou, à avoir battu le pavé des rues de Tizi-Ouzou. Des travailleurs de la fonction publique, que le syndicat de l’UGTA a regroupé par cette marche afin de marquer leur action de contestation, qui a pour rappel débuté lundi dernier. En effet, au troisième jour de la grève générale, les initiateurs ont voulu appuyer leur mouvement avec une marche vers le siège de la wilaya. Les participants, tous secteurs confondus, notamment la santé publique, l’éducation nationale, les collectivités locales, la formation professionnelle, la culture, la jeunesses et les sports, la protection civile, les travaux publics, le tourisme… pour ne citer que ceux-là se sont réunis vers 10 heures au siège principal du syndicat UGTA. De là la marche a été entamée et les manifestants se sont dirigés vers le siège de la wilaya en empruntant l’avenue Houari Boumediene.  Arrivés au niveau du monument des Chouhada de Tizi-Ouzou, les marcheurs ont observé une minute de silence à la mémoire des martyrs de la région, avant de reprendre leur marche en scandant leurs slogans de plus belle. Les corps communs, qui en avaient apparemment gros sur le cœur, scandaient « y’en a marre de la misère » et « rendez nous nos droits ! ». À la tête de la marche, était brandie une banderole sur laquelle on pouvait lire « Notre cause est juste », tout en résumant quelques revendications des travailleurs de l’interprofessionnelle de la fonction publique. Il y avait aussi cette pancarte sur laquelle était noté : « nous réclamons l’abolition immédiate et sans condition de l’article dit 87/bis de la lois 90/11 ». Sur une autre affiche, les manifestants réclamaient « l’intégration de tous les contractuels et vacataires, tous secteurs confondus ».  Un travailleur, visiblement faisant partie des corps communs et qui était dans le carré réservé aux marcheurs du secteur des travaux publics, brandira une pancarte dénonçant « le niveau de vie précaire des corps communs ».  Les autres manifestants aussi réclamaient « l’augmentation substantielle des salaires des corps communs, en plus de l’alignement de leur régime indemnitaire aux corps spécifiques ».  On apprendra aussi, auprès d’un représentant des corps communs de la santé publique, qu’« ils sont 135 travailleurs du secteur à n’avoir pas reçu leur salaire depuis cinq mois ». Arrivés au niveau du siège de la wilaya, les manifestants ont tenu un sit-in devant l’entrée principale. Après cela, une délégation a été reçue, selon des informations qui nous sont parvenues, par le chef de cabinet du wali de Tizi-ouzou.                              

                                 

Ch. T.    

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