Le syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle (SNTFP) a décidé de passer à l’action, en appelant à un rassemblement national, le 30 du mois en cours, devant le siège de la tutelle, à Alger.
«Le bureau national qui s’est réuni avant-hier a décidé de tenir un sit-in national devant le ministère, afin de pousser les responsables à ouvrir la voix du dialogue, et prendre en charge notre plateforme de revendications », a affirmé hier, Djilali Oukil le président du SNTFP. En effet, après l’ultimatum de 15 jours qui a été accordé à la tutelle, les travailleurs de la formation professionnelle ont décidé de recourir, encore une autre fois à la protestation. « En premier lieu, nous avons décidé d’organiser un sit-in, si la tutelle ne donne pas suite à nos revendications, le syndicat radicalisera le mouvement de protestation », a précisé le même responsable. Il est utile de souligner que le SNTFP a déposé sa plate-forme de revendications depuis le 12 mars 2009 au niveau de la tutelle, mais aucune suite n’a été donnée à ce jour. « Il faut mettre en place un dialogue sérieux avec notre syndicat, car il est un partenaire social», a noté la même source. A noter que parmi les dossiers qui créent litige entre les travailleurs de la formation professionnelle et la tutelle, figure le dossier des œuvres sociales. Le SNTFP plaide pour la décentralisation de la gestion de ces fonds, car les travailleurs n’en bénéficient pas. « Les travailleurs n’ont pas bénéficié des fonds des œuvres sociales depuis 1994. Il faut décentraliser la gestion de ces fonds dans chaque secteur, afin de faciliter à l’administration et aux partenaires sociaux leur surveillance», a indiqué le syndicat. Face à cet état de fait, ce dernier appelle à la dissolution du fonds national de péréquation des œuvres sociales (FNPOS) qui comprend 27 membres, dont 15 sont des représentants de l’UGTA, et qui a échoué dans la gestion des œuvres sociales du secteur de la formation professionnelle. Pour ce qui est des revendications du SNTFP, y figurent, « la nécessité de prévoir des postes budgétaires annuellement pour l’ensemble des fonctionnaires remplissant les conditions statutaires pour l’accès au grade supérieur, la révision du régime indemnitaire de tous les travailleurs, la modification du statut particulier des corps communs et ouvriers professionnels, avec leur intégration dans le secteur, et la révision de la nomenclature des maladies chroniques contractées par les enseignants du secteur ». Les travailleurs de la formation professionnelle réclament également, « la révision du statut particulier, notamment celui des ouvriers professionnels et les corps communs ».
Samira Saïdj

