Un problème qui perdure, empoisonne la vie des nouveaux étudiants de Sidi Aïch : l’hébergement. En effet, bien que la rentrée universitaire ait été entamée voilà des semaines déjà, ces étudiants sont toujours en liste d’attente. Pourtant la distance qui sépare les deux villes est estimée à 45 km, et plus pour les différentes communes dépendantes de la daïra de Sidi Aïch, tel que Tinebdar et El Fleye. Ce qui les oblige à sillonner les différentes cités universitaires, afin d’être hébergés le temps d’une nuit ou deux par des connaissances et des amis (es) mais, souvent, ces chambres sont déjà pleines. Malgré la mise à leur disposition d’un « cous », assurant la liaison Sidi Aïch-Béjaïa, le problème demeure car, souvent, ce car n’est pas ponctuel ; de plus, c’est très fatiguant pour ces étudiants qui font entre 90 et 100 km par jour (aller-retour). En outre, les frais de transport ne sont pas à la portée de tout le monde. Cette situation, au fil des jours, commence à peser sur eux, et certains, qu’on a rencontrés, n’ont pas caché leur ras-le-bol par rapport à cette situation qui prévaut. Pis, ils sont abattus au point que l’un d’entre eux envisage de « bloquer » l’année, au cas ou aucune mesure en leur faveur n’est prise par les autorités compétentes, après l’Aïd. Ce qui empire cette situation, c’est l’approche de la saison hivernale. A ce sujet, une étudiante, en 1ère année au campus d’Aboudaou, nous a fait savoir que « les cours prennent fin à 17h et à cette heure les « cous » sont rares. Déjà, pour rejoindre le stade ou sont stationnés les bus, ça constitue un véritable casse-tête. Et vous pouvez imaginer à quelle heure, je vais arriver, chez moi, surtout en hiver en plus cette semaine aussi je dois me débrouiller un toit pour quelques nuits encore. Nous sommes vraiment des SDF ». A cet effet, il ne leur reste qu’à espérer, qu’une solution urgente soit trouvée à cet épineux problème qui risque de compromettre leur avenir.
Karima Rili
