l Le logement d’astreinte constitue, depuis des années, l’objet de contestation de la part du personnel, notamment administratif, en place dans les établissements. En effet, occupé durant leur période d’exercice, l’ex-personnel en fait souvent sa demeure à vie. A l’école primaire Mouloud-Feraoun d’Akbou, le problème est vécu avec acuité par le directeur qui se sent lésé, vivant journellement les affres et désagréments non seulement d’une occupation « prolongée » mais de ce qu’il qualifie, approuvé dans cela par plusieurs, de détournement. En effet, l’unique logement de ce groupe scolaire est « squatté » par les services de la Recette intercommunale. Le calvaire perdure depuis des années pour le responsable de cet établissement scolaire dont les nombreuses démarches, entreprises auprès des autorités locales et compétentes se sont toutes révélées vaines, nous raconte-t-il dépité. Il affirme appuie-t-il à juste titre, convaincu, qu’un logement d’astreinte revient de droit au directeur de l’école dans le cadre du logement de fonction. D’autant que de surcroît, il effectue la navette quotidienne Akbou-chellata. Une navette contraignante et éprouvante. La contrainte est encore fortement accentuée lors des intempéries surtout lorsque l’on sait que Chellata est par excellence la zone enneigée, couverte longtemps du déluge poudreux, isolant le village de toute communication. Et l’indispensable présence du directeur d’école n’est pas à souligner. Pour rappel, ce logement objet du litige « situé à l’intérieur » de la bâtisse scolaire, contigu au siège de la mairie, a été conçu pour héberger le chef d’établissement en fonction. Il le fut d’ailleurs autrefois par l’ex-directeur. Pourquoi n’est-ce plus le cas à présent ? se lamente l’actuel directeur.
Taos Yettou
