Dans un passé très récent, se souvient un vendeur de volailles de la rue Si Lakhdar « les ménages n’avaient pas cette culture de varier leurs achats, ils n’étaient portés que sur celles du bœufs du mouton, et à un degré moindre le poulet ».
Il a fallu donc à ces détaillants d’exploiter la chute de l’aliment de 4000 à 3000 DA /ql, celui-la même qui a fait baisser le prix du poulet à 120 DA/gros, et par là-même celui du kg de dinde mâle à 210 DA, et femelle à 180 DA, pour donner un bon « coup de pub » à cette dernière, laquelle en début d’année 2009, affirme le commerçant « s’est non seulement bien écoulée, mais a concurrencé d’autres viandes. Une poussée vers l’avant de la consommation qui s’est différemment répercutée sur les acteurs activant dans ce créneau, si des éleveurs tels ceux de Guerrouma et Bouderballa, ont reçu un coup de massue du fait de la baisse du coût des produits alimentaires ; l’abattoir de Aomar Lakdim par contre a amélioré sa prestation grâce aux tonnes de volailles abattues. Une accessibilité toutefois qui a fondu comme neige après les chaleurs ayant sévi à Lakhdaria, causant des conséquents taux de mortalité sur les élevages, et pas voie de conséquence un relèvement du prix du kilo de dinde mâle à 290 DA, et celui de la femelle à 270 DA. Il est vrai aussi qu’une escalope à 650 DA/kg, ou une cuisse à 450 DA/kg, restent des prix qui ne sont pas à la portée des petites bourses, mais néanmoins, note le détaillant, « la viande ordinaire de dinde est très consommée, on la nettoie de tous ses déchets, la clientèle n’acheté que le net évalué à moins de 300 DA/kg ».
A. Cherif
