A quand la réfection de la salle omnisports ?

S’il y a un secteur qui souffre dans toute la daïra de Draâ El Mizan, il ne peut être que celui relatif au sport. Effectivement, le nombre d’infrastructures sportives est pratiquement nul. Depuis l’effondrement de la toiture de la seule salle omnisports, les sportifs ne savent plus quoi faire. Certains ont carrément abandonné après des années d’entraînement. Si quelques uns ont continué, ce n’est que grâce à leur volonté. « C’est incroyable. Une année et demie après la catastrophe causée par la neige, rien n’a été fait », fulmine un entraîneur sportif avant d’ironiser : « La ville de Boumerdès a été reconstruite entièrement après le séisme ». Dans un virée sur ces lieux, il nous a été donné de remarquer que rien ne présage l’avenir de ce joyau qui ne nécessite pas vraiment des milliards. A ce sujet, nous avons appris qu’une enveloppe a été accordée à cet effet, mais sur le terrain rien n’est engagé. D’ailleurs, cette situation irrite toujours les athlètes : « Comment voulez-vous promouvoir l’activité sportive dans notre pays ? Une ville de vingt mille habitants n’a même pas de salle », a lancé au passage un entraîneur de Karaté do. Pour les autres athlètes, ce calvaire n’est pas près d’être dissipé. Le mouvement associatif sportif se prépare pour lancer une action. « Nous allons saisir pour une énième fois le wali car selon prédécesseur est au courant du problème. Aujourd’hui, les jeunes qui étaient pourtant des mordus du sport ont pris une autre tangente, la drogue ou l’alcool », nous a signalé l’un d’eux. Même si durant cet été des tournois de football sont organisés ici et là, l’activité sportive ne doit son salut que grâce aux salles privées qui, disons-le tout de même, ne répondent pas aux besoins des centaines d’athlètes. Il est temps de faire quelque chose pour restaurer cette salle afin de réduire la délinquance juvénile qui fait des pas ravageurs dans ces milieux. « A quand la réfection de cette salle ? », telle est la question qui revient dans toutes les bouches.

Amar Ouramdane