La hantise d’un accouchement difficile est le souci majeur des femmes enceintes. A Aïn El Hammam l’inquiétude est d’autant plus grande qu’elles savent que l’hôpital ne dispose pas d’un gynécologue dont la présence aux côtés des sages-femmes n’est plus à démontrer. Les parturientes faute de clinique privée, se rendent tout de même, à l’hôpital invoquant tous les saints pour que l’accouchement se déroule sans incident fâcheux. Pourtant, c’est à ce moment qu’elles ont besoin de sérénité, d’être rassurées.
Sur la centaine de femmes qui se présentent mensuellement à la maternité de l’EPH d’Aïn El Hammam, une trentaine est dirigée vers la clinique Sbihi de Tizi Ouzou, a-t-on appris de sources locales. Certaines malades jugées transportables, sont évacuées par les moyens de leurs familles.
Les ambulances de service dont le nombre est limitée sont réservées pour des cas exceptionnels. Agissant dans un cadre bien défini, les trois sages-femmes de garde, quotidiennement, ne procèdent qu’à des accouchements jugés sans risque, suivant recommandations.
Les instructions sont en effet claires quant à l’intervention de ces techniciennes supérieures de la santé. « Les accouchements ne doivent pas être effectués sans la présence d’un gynécologue, seul habilité à pratiquer certaines opérations, telles les césariennes ou curetages », ajoute notre source. L’insuffisance de spécialistes, au niveau de l’hôpital, a toujours été décriée. Cette carence a été comblée, partiellement ces dernières années par l’arrivée progressive de chirurgiens, d’hématologues et autres. Cependant, la maternité reste toujours le maillon faible de l’hôpital de Michelet qui couvre la population de trois daïrates dont les habitants ne peuvent s’accommoder, éternellement, de l’absence d’un gynécologue.
La Direction de la santé et de la population de Tizi Ouzou devrait se pencher, sérieusement, sur ce problème qui n’a que trop duré.
A. O. T.
