Pour la première journée de la 3ème édition du festival de la chanson de Tikjda, en cours depuis samedi, honneur a été fait aux artistes locaux d’animer la scène.
Ainsi, et devant une assistance relativement nombreuse, les Kamel Chenane, Kamel Yahiaoui et la chanteuse Louiza, ont gratifié le public, essentiellement jeune, par des mélodies enivrantes, le tout dans un cadre des plus enchanteurs. Ça sera la vedette locale, en l’occurrence le chanteur Kamel Chenane, qui a ouvert le bal, en interprétant quelques chansons de son riche répertoire. Dès son entrée sur scène, l’artiste a été accueilli par des acclamations nourries des spectateurs. Ces derniers n’avaient qu’une seule envie, se défouler. Ainsi, en interprétant ses succès, comme « Rabi Yestar », « Ma Fkigh Afus », « Seltan D’ahchaychi », pour ne citer que ceux-ci, le tout dans une osmose et une parfaite communion avec son public, l’étoile montante de la chanson Kabyle a associé ses fans à son show. Le retour d’écho ne se fera pas attendre. Le public reprendra en chœur les refrains. Après avoir « surchauffé » la scène, Chenane cèdera sa place à Louiza, que d’aucuns qualifient de Diva. Très à l’aise sur scène, la chanteuse, en un rien de temps, réussira à envouter l’assistance. L’atmosphère frisquette des hauteurs du Djurdjura passeront au second plan, devant la chaleur que dégageait la voix de Louiza. Vêtue d’un burnous traditionnel, la grande Dame de la chanson Kabyle a littéralement charmé le public. Elle interprétera des « tubes » qui avaient charmé et transcendé des générations. L’assistance était comme transportée et ensorcelée par des textes empreints de poésie. La célèbre « Takluct-iw deweh, deweh » était incontournable. « La jeunesse », l’une des chansons récente de Louiza, fait la lumière sur les petites misères qui s’accumulent jusqu’à en faire un « haraga ». Ce sont là quelques tubes interprétés par Louiza, le tout mêlant des airs nostalgiques et rythmés, où la mélancolie devient le temps d’une chanson un hymne à la joie, joué avec le talent avéré de cette artiste. Enfin, Kamel Yahiaoui, « l’artiste engagé » comme il aime à se définir, a fait voyager son auditoire dans l’univers de la chanson chaâbi. D’ailleurs, les amoureux du chaâbi, et ils étaient nombreux à avoir fait le déplacement, se sont délectés des textes du chanteur. Hier, et en guise de « clou » de ce festival, une tête d’affiche, Mohamed Allaoua en l’occurrence, était attendu aux environs de 16 heures pour faire vibrer Tikjda au rythme des ses tubes. Nous y reviendrons dans notre prochaine édition.
Ramdane B.

