Tizi-Gheniff Ils ont fermé hier encore la daïra – Les habitants de Marako maintiennent la pression

Depuis trois jours, les habitants de la cité Marako maintiennent la pression. Ils ont fermé hier aussi, le siège de la daïra pour la troisième journée consécutive.

« Nous n’allons pas quitter les lieux, car nous savons qu’il y a comme une fuite en avant de la part des responsables », ne cessera de répéter M. Namar, président de l’association des résidents du quartier. « Le chef de daïra insiste toujours pour mener une autre enquête. Proposition que nous refusons. Pourquoi nous a-t-il promis, au début du mois, de nous remettre les décisions d’attribution, et le lendemain, il demande le gel de ce dossier au directeur de l’antenne de l’agence financière de Boghni? », ajoute-t-il. Les bénéficiaires de ces lots de terrain ne veulent plus entendre parler de cette proposition. « Si nous avons bénéficié de ces lots, c’est parce que nous sommes dans le besoin. 21 d’entre nous ont déjà réglé la somme requise et 25 sur 26 sont éligibles à l’aide de l’Etat », précise un autre intervenant. Si ces contestataires ont raison, il n’est pas dit qu’il faut pénaliser les autres citoyens qui viennent soit pour retirer un passeport ou une carte d’identité. « Nous demandons une commission de wilaya afin de discuter de ce problème. Et s’il faut réellement une enquête, il faudra commencer par ceux qui ont pris les terrains en 1997 », fulmine un autre contestataire. En tous cas, ces habitants ont décidé d’aller jusqu’au bout, une bonne fois pour toutes, jusqu’au règlement définitif de ce problème. rappelons que ces habitants ont mené cette action de protestation afin de réclamer les lots de terrains que les autorités locales leur avaient promis après qu’ils eurent occupé au cours du premier semestre de l’année en cours, la mairie puis la daïra. « Lors de la réunion que nous avons tenue avec le chef de daïra au début du mois, plus précisément le trois décembre, il nous avait promis que les décisions d’attribution allaient nous être remises ces jours-ci, pour que nous puissions demander les permis de construire et bénéficier des aides de l’Etat, pour lesquelles nous avons eu l’avis favorable. Malheureusement, le lendemain, il a saisi le directeur de l’antenne de l’agence foncière de Boghni à qui il a demandé le gel. Quelques jours après, il nous a annoncé qu’il fallait lui remettre certaines pièces administratives, ce que nous avons fait. Mais une semaine plus tard, ce responsable n’a pas voulu nous recevoir », nous disait dimanche dernier le président de l’association du quartier

 Amar Ouramdane