L’association Tarik Essalama se déploie

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L’association pour la prévention routière Tarik Essalama de Béjaïa a, depuis quelques temps, multiplié ses actions sur le terrain et diversifié ses méthodes d’approche des différentes franges de la population pour une meilleure sensibilisation sur les accidents de la route, face à un terrorisme routier qui ne fait qu’accroître. Vu le nombre effroyable d’accidents de la route que connait chaque année la wilaya de Béjaïa, ainsi que d’autres wilayas du pays, l’association tente d’adapter ses moyens au contexte, en renouvelant chaque fois ses techniques de persuasion. Le travail de communication qui se limitait auparavant à des distributions de dépliants et à des conférences, s’étend désormais sur les réseaux sociaux électroniques qui sont des supports de communication plus efficaces. « Nos pages sur les différents réseaux sociaux nous aident énormément dans notre travail, celui de transmettre les messages de l’association avec une large possibilité de ciblage », explique un membre de l’association. La particularité des réseaux sociaux c’est qu’ils offrent une large gamme d’options permettant la diffusion de divers contenus graphiques lesquels, par effet de diffraction, se partagent entre tous les membres du réseau touchant un maximum de gens. La sémiotique utilisée est très visuelle. Les images publiées, par exemple, sont là pour marquer et laisser une trace chez l’utilisateur du réseau social, une fois, dans le monde factuel.  La tournée des établissements scolaires pour cibler les écoliers est une autre méthode privilégiée par l’association, puisque la prévention routière est avant tout une affaire d’éducation. Là aussi, les nouvelles technologies interviennent, mais par une méthode bien particulière, savamment adaptée aux écoliers.Depuis le mois de mars dernier, l’association, forte de ses nombreux bénévoles, sillonne les établissements scolaires de Béjaïa pour diffuser auprès des enfants ses messages. Grâce à un data show, l’association diffuse des actions simulées sur les routes et des cas d’accidents réels, mais bien évidemment, avec une sémiotique moins choquante que celle utilisée sur les réseaux sociaux. Selon les membres de l’association, « cette méthode apportera, à coup sûr ses fruits ». Cette action reprendra juste après les vacances d’hiver, informe le président de l’association, et s’étalera sur plusieurs mois.          

 M.H. Khodja

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