Tous les organismes et tous les responsables, concernés de près ou de loin par la gestion de l’AEP, sont au courant de cette avarie, d’autant plus que les citoyens pénalisés ont, à plusieurs reprises, fermé la mairie de M’Chedallah pour protester contre les ruptures récurrentes d’eau.
Le réseau principal du transport d’AEP desservant plusieurs localités de la commune de M’Chedallah, à partir du captage El Aïnsar Aberkane, telles que Thamourth Ouzemour, Ath Lembarekh et Ath Ikhlef, ne transporte plus rien à cause d’une prise d’air au niveau d’une ventouse détériorée d’où jaillit un important flot d’eau potable à proximité du village Aggach au lieudit Iherkan. Cela dure depuis plus d’un mois, pénalisant ainsi, durant tout ce temps, ces localités évoquées qui se disputent le peu d’eau qui arrive à passer au-delà de cette avarie qui se reproduit tous les deux mois environ depuis 05 ans. Cela, à cause de cette ventouse dont le piston de décompression brisé ne fonctionne plus, ce qui engendre ces prises d’air a répétition, à l’origine du refoulement de l’eau qui se perd inutilement dans un ravin pour se mêler, quelques centaines de mètres en aval, aux eaux usées du rejet principal de l’assainissement de Saharidj. Tous les organismes ou responsables, concernés de prés ou de loin par la gestion de l’AEP, sont au courant de cette avarie, d’autant plus que les citoyens pénalisés ont, à plusieurs reprises, fermé la mairie de M’Chedallah pour protester contre ces ruptures cycliques d’AEP. Malheureusement, à ce jour, rien n’a été entrepris pour mettre un terme à cette situation, alors qu’il suffirait d’un simple changement de cette ventouse, un équipement disponible au niveau de tous les magasins spécialisés dans matériel de plomberie, qui coûte à peine 6000 DA et qui ne demande que quelques heures du travail à une équipe de plombiers pour son remplacement. En attendant que l’on s’y penche, l’eau continue à couler dans les ravins et les citoyens de l’une des plus riches régions en matière de ressources hydriques à se rationner. Cela à cause de la mauvaise gestion des réseaux, tant de transport que ceux de distribution, qui sont de véritables passoires visibles au niveau de l’ensemble des communes de la daïra de M’Chedallah. Bien plus grave, des connections avec des réseaux d’assainissement commencent à se manifester ou sont sur le point de l’être, ça et là à cause de la vétusté de ces ouvrages qui se côtoient étroitement dans plusieurs localités.
Oulaid Soualah

