Seulement 200 inscrits à la bibliothèque municipale !

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La localité d’Ain Bessam est la première commune à l’échelle de la wilaya de Bouira à s’être dotée d’une bibliothèque municipale. C’est en 1972 que l’ancienne église du centre-ville a été transformée en bibliothèque. Aujourd’hui, encore en service, elle compte près de 5 000 titres en différentes spécialités. Voilà seulement que le fichier d’adhésion de cette bibliothèque ne compte que 200 jeunes inscrits. En effet, le nombre de jeunes lecteurs inscrits en cette bibliothèque est en nette régression, d’une année à une autre. Les citoyens de cette localité particulièrement les plus jeunes, n’affichent plus le même engouement pour la lecture. Les responsables locaux n’arrivent toujours pas à attirer la masse des lecteurs, malgré les grands moyens mis à leur disposition.  Par conséquent, l’établissement n’arrive toujours pas à accomplir sa mission qui lui est prédestinée, à savoir la promotion de la culture et de la lecture à l’échelle locale. Interrogé sur cette question, le directeur de cette bibliothèque évoque plusieurs entraves et inconvénients, notamment dans le fonctionnement et le mode de gestion de cette structure. Les horaires de travail de cette bibliothèque sont l’handicap majeur, face à la vulgarisation de l’acte de lire. Cette infrastructure a, en effet, les mêmes horaires qu’une administration publique, alors qu’elle est destinée à accueillir une population composée majoritairement d’étudiants, d’élèves, d’enseignants et de fonctionnaires, qui sont aux mêmes moments dans leurs établissements scolaires ou aux lieux de travail. C’est une incompatibilité majeure, car un établissement de loisirs ou de culture ne peut jamais être géré comme une administration publique, puisque ces établissements sont conçus pour combler le vide constaté dans le domaine des loisirs et de la promotion de la culture. « Les horaires d’ouverture doivent impérativement changer. Il va falloir aménager les horaires d’ouverture et de fermeture, en faveur des potentiels lecteurs. Les étudiants par exemple, n’ont pas de temps libre, sauf le soir et le week-end », affirme M. Mâalam, le directeur de la bibliothèque. Ce dernier juge également que le mode de gestion de la bibliothèque est centralisé et concentré. « Les méthodes de gestion, de communication et de coordination doivent aussi changer. Les responsables doivent nous faire confiance. On pourra ainsi garantir une flexibilité dans la gestion et la communication avec les lecteurs. Développer une nouvelle approche dans ce sens, qui pourra rompre avec l’actuel mode de gestion », ajoute notre interlocuteur. Et d’enchaîner : « Nous nous sommes déjà entretenu avec le nouveau maire qui nous a promis qu’une vaste opération de réhabilitation des lieux sera entamée dans les prochains jours. Il s’est engagé également, à équiper notre structure avec du matériel bureautique et informatique. On pourra aussi crée des liens directs avec les établissements scolaires de la commune, et ce dans le but d’attirer les élèves de tous les cycles ».                                          

O. K. 

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