Si au niveau de ces trois villages d’Ath Moh Kaci, Agouni Ahcène et Imzoughène, la formule de l’habitat rural réalise un très bon score, car les terres ne sont pas encore cadastrées, il n’en est pas de même pour les autres commodités. À commencer par ce chemin intercommunal qui relie ces villages à Draâ El-Mizan et à Ait Yahia Moussa. Cette route impraticable, c’est le moins qu’on puisse dire. Ces pauvres montagnards peinent à se déplacer vers ces deux chefs-lieux communaux. D’ailleurs, même les » fraudeurs » refusent de les prendre. Au niveau de ces trois villages, dont la population s’élève à plus de 2000 habitants, il n’y a ni foyer pour jeunes ni une aire de jeu digne de ce nom. Celle réalisée au profit des jeunes d’Ath Moh Kaci est dépourvue de tout, ni revêtement en tuf, ni clôture, c’est tout juste un terrain vague où s’adonnent les jeunes à des parties de football sans aucune sécurité. Le comble est relevé au niveau de la salle de soins dont les travaux de réalisation ont commencé au début des années 90, tout près de l’école primaire d’Agouni Ahcène. Elle est en ruine. À ce propos, les citoyens de ce village ne savent plus à qui s’adresser. Le P/APC sortant nous avait déclaré qu’aucun document n’a été retrouvé à ce sujet. Et personne ne sait comment elle a été lancée. En tout cas, les villageois comptent s’organiser en coordination de comités de villages pour déposer toute une plate-forme de revendications en vue d’avoir leur part de développement, car ils savent pertinemment que tout manque dans cette grappe de villages.
A. O.
