Si au niveau du lieu-dit « La Casse », les embouteillages ont été réduits ces derniers temps, on ne sait par quel miracle, ce n’est pas le cas sur le reste de cette route nationale qui relie la wilaya de Tizi-Ouzou à celle de Bouira.
Cet axe routier enregistre une circulation très dense. La raison essentielle de cette situation qui pénalise les usagers est la déviation de tous les véhicules de ce côté. Si auparavant, une fois que les automobilistes arrivaient au « Pont noir » au niveau du barrage fixe Gendarmerie-ANP, les uns passaient par le CW 128 vers Boghni et les autres empruntaient la RN 25 vers Draâ El-Mizan, aujourd’hui, après l’effondrement du pont sur le CW128, c’est un véritable calvaire. « En plus du nombre de véhicules passant par cette route, il y a aussi le fait que c’est une route très dangereuse en raison des nombreux virages et de la chaussée glissante. Si vous avez devant vous deux semi-remorques, il vous sera impossible d’effectuer un dépassement. D’ailleurs, depuis cette déviation, au moins trois accidents s’y sont produits », constatera un automobiliste. Il faut souligner aussi que cette ligne est empruntée par de nombreux véhicules de gros tonnage, allant et arrivant des cimenteries de Sour El Ghozlane et des briqueteries d’Aomar. En tout cas, la durée du trajet entre Tizi-Ouzou et Bouira a doublé. L’autre inquiétude qui taraude les esprits est que cette route est appelée à être rayée de la carte routière, avec la réalisation du barrage d’Assif N’Tleta. » Nous nous demandons quelle sera la déviation qui sera improvisée. Nous avons peur que ça devienne encore plus pénible que les embouteillages que nous subissons aujourd’hui », dira un habitant d’Ait Yahia Moussa. Certes, les responsables ont un nouveau plan en tête, mais il faudra attendre son lancement pour en parler. Même la reconstruction du pont, bien que le ministre des Travaux publics ait insisté à la prise en charge rapide de cet ouvrage, semble patiner. Les voyageurs à destination de Tizi-Ouzou à partir de Boghni sont les plus pénalisés depuis l’effondrement de ce pont qui avait, pour rappel, fait quatre morts et onze blessés. Les usagers sont contraints de transiter par Draâ El-Mizan ou encore Ouadhias ou Maâtkas.
Amar Ouramdane

