La contestation s’amplifie dans le secteur de l’éducation.
Après la décision du Cnapest et des collectifs des proviseurs et des censeurs des lycées de reprendre la protestation, c’est au tour des corps communs, des ouvriers professionnels et des agents de prévention de passer à la vitesse supérieure. Ces derniers menacent d’aller vers des mouvements de grève, et ce, avant la fin du mois en cours. En premier lieu, les protestataires prévoient un sit-in au courant de ce mois, qui sera suivi par une grève générale, dont la date sera fixée ultérieurement. L’Unpef a lancé un appel à tous les corps communs de la fonction publique pour être nombreux à se mobiliser autour de ces actions, pour arracher leurs droits et faire entendre leurs revendications qualifiés de « légitimes ». Afin de frapper fort, et en vue de faire valoir leurs revendications, l’Unpef et le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) se disent prêts à coordonner leurs forces et intensifier leur mobilisation. Réunis le 24 décembre dernier, il a été question pour l’Unpef et le Snapap de coordonner « leurs actions pour défendre les intérêts de cette catégorie de travailleurs », a indiqué le même communiqué. Toutefois, la commission nationale des corps communs, des OP et des agents de sécurité et de prévention, affiliée à l’Unpef, a attribué le recours de cette tranche de travailleurs à ces mouvements de protestation, à « l’indifférence des pouvoirs publics vis-à-vis de leurs revendications socioprofessionnelles », lit-on dans le communiqué de cette structure syndicale. La même commission a tenu à réitérer, une nouvelle fois, son attachement à sa plate-forme de revendications, dans laquelle figurent, principalement, «la prime de rendement à hauteur de 40%, au lieu des 25% en vigueur, avec effet rétroactif à partir de 1er janvier 2008, la baisse du volume horaire, l’ouverture de postes budgétaires, la régularisation des contractuels, ainsi que le droit à la formation et à la définition des missions des corps pour faire barrage à l’exploitation tous azimuts». Ils revendiquent, également, «la suppression de l’article 87 bis de la loi 90-11, la révision du régime indemnitaire et l’octroi d’une indemnité spéciale pour cette catégorie, notamment la prime de risque et la prime de qualification».
L. O. Challal

