En plus des coups durs qui lui sont régulièrement assenés et dont le dernier en date lui a fait perdre deux éléments (voir notre édition du 12 mars 2004), l’organisation terroriste locale vient d’enregistrer encore, selon nos sources, deux autres défections à l’est de Boumerdès.Deux terroristes âgés entre 30 et 40 ans viennent de rompre le pacte de sang qui les liait au GSPC dans les circonscriptions de Dellys et Baghlia.Leur reddition a été rendue possible, ici et là suite à des tractations par la voie d’intermédiaires ayant pris attache avec eux.L’un d’eux se serait rendu, il y a deux semaines, aux autorités militaires non loin de la localité de Benchoud. Et vendredi dernier juste après l’opération des forces de sécurité ayant permis l’élimination de deux terroristes au maquis de Ghzerwal, un autre élément du GSPC a faussé compagnie à ses acolytes en emportant avec lui armes et bagages. Selon des informations recoupées, il s’est dirigé tout droit vers un cantonnement militaire voisin.Ces deux redditionnistes, dont l’identité n’a pas été révélée, activaient, a-t-on signalé, sur l’axe Cap Djinet-Mizrana sous la bannière de katibat El Ansar, toujours supervisée par le sinistre Hamid Saâdaoui, Alias Yahia Abou El Haythem.Tirant apparemment profit des aveux soutirés aux repentis — dont le nombre dépasse la quinzaine en moins de quatre mois à l’est de Boumerdès — et agissant surtout sur la base d’indications émanant de leurs agents de liaison, les forces combinées de sécurité viennent de déclencher, a-t-on ajouté, une autre opération de démantèlement d’un réseau de soutien à l’islamisme armé. Fortement soupçonnés d’appartenance à la faction sanguinaire locale, deux individus ont été déjà arrêtés la semaine dernière, aux alentours de Benchoud.Parallèlement au quadrillage des maquis presque constamment suivi d’interventions fructueuses avec pour l’exemple l’anéantissement d’une quinzaine de terroristes en moins d’un mois à l’est et au sud-ouest de cette wilaya, les services de sécurité orientent leur action vers la traque d’autres cellules islamistes clandestines implantées en zone urbaine et semi-urbaine.Gros travail consistant, en fait, à démasquer ces relais sur lesquels s’appuient les sanguinaires du GSPC encore en cavale pour commettre leurs attentats ou racketer les villageois.
Salim Haddou
