Lors de son passage, hier, à l’émission « Tahaoulate » de la radio chaîne I, le ministre de l’Enseignement et de la Recherche scientifique déclarera que l’université algérienne est en pleine mutation et que son principal objectif à l’heure actuelle est de prendre en charge le volet de la qualité et d’élever le nombre de professeurs et d’améliorer leur niveau afin d’assurer un meilleur encadrement de l’université algérienne. Une année après l’application du nouveau système LMD, M. Harraouabia affirmera que cette nouvelle formule est la mieux adaptée et la plus appropriée à notre université et que le choix ne s’est pas porté fortuitement sur ce système qui a été le fruit d’une longue et mûre réflexion. Il expliquera que cette nouvelle approche vise la revalorisation du diplôme algérien pour qu’il soit conforme aux normes universelles et reconnu dans tous les pays du monde. Une œuvre qui ne pourrait se concrétiser sans la qualification et la validation des acquis des enseignants universitaires qui ont bénéficié dans le cadre de la réforme de l’enseignement supérieur de formations et de stages à l’intérieur du pays et dans plusieurs grandes universités mondiales. Avec 25 000 postes pour maîtres-assistants prévus d’ici à 2009 et 17 425 étudiants inscrits en post-graduation dont 8 195 en doctorat et la création de nouvelles écoles doctorales, le ministre avancera que pour que l’Algérie récolte les fruits de toutes ces ambitions traduites sur le terrain par plusieurs mesures et décisions, il faudrait motiver l’étudiant algérien à rester dans son pays en mettant à sa disposition toutes les conditions nécessaires à son épanouissement et son développement. Il ajoutera que ce phénomène de fuite de cerveaux se pose à plusieurs nations et que les universités les plus huppées au monde se concurrencent pour attirer les meilleurs étudiants et citera l’exemple de l’Amérique, d l’Allemagne, de la Grande Bretagne et de la France dans lesquels le nombre d’étudiants étrangers dépasse la barre des 20 % de la masse estudiantine. L’autre volet pris en charge par le ministère de l’Enseignement supérieur est celui des œuvres sociales qui constitue un point épineux qui ne cesse de susciter des remous ici et là, notamment en matière de gestion. M. Harraoubia qui dira d’emblée que beaucoup d’argent est déboursé par l’Etat algérien pour assurer le loyer, le transport et la restauration pour les étudiants en annonçant un budget de 39 milliards de dinars rien que pour l’année 2006, souligne toutefois que des dysfonctionnements sont bel et bien là pour rappeler qu’une révision urgente du mode de fonctionnement de gestion de ces œuvres s’impose à plus d’un titre. Raison pour laquelle, il fera savoir qu’une réforme est venue dernièrement à travers l’installation de directions de wilayas, nouvelles structures administratives chargées d’assurer la gestion financière des cités universitaires et d’alléger la charge sur les directeurs des résidences qui subissent toutes formes de pressions de différentes parties intra et extra-universitaires. Des structures opérationnelles depuis le mois de juillet dernier avec un cahier de charges unifié pour l’ensemble des R. U pour faire un inventaire des besoins de chaque région universitaire. En matière d’hébergement, M. Harraoubia se montrera très satisfait et dira que pour la rentrée 2005-2006, tous les obstacles étaient surmontés et chaque étudiant a eu droit à un lit. Il ajoutera que cette situation ira en s’améliorant dans les années à venir avec la création à l’horizon 2009 de plus de 400 000 places pédagogiques afin d’accueillir les nouveaux bacheliers et de désengorger les salles de classes et les chambres tout en relevant que l’argent est suffisamment disponible pour couvrir tous les besoins du secteur et qu’un budget de 145 milliards de dinars est consacré dans l’actuelle loi de finances pour la gestion et les équipement dans le cadre du système LMD.
H. Hayet
