La route nationale n°5 qui traverse la wilaya de Bouira de Lakhdaria à Taourirt Ath Mansour, soit sur une distance de 100 km, est incontestablement, un tronçon de mort. Combien de personnes ont été ravies aux leurs, ou handicapés à vie en empruntant cette route qui est désormais surchargée et dépasse largement sa capacité initiale qui est de 4000 véhicules par jour. Aujourd’hui ce chiffre varie entre 25000 à 35000 par jour, tous types de véhicules confondus, lourds, légers, bus…C’est effectivement un axe principal qui relie les wilayas de l’Est et le Sud à celle du centre du pays dont la capitale. Les camions de gros tonnage de transport de marchandises, de matériels de construction… sont de plus en plus nombreux sur la route. Souvent pressés, des chauffeurs, pour ne pas dire chauffards font l’impasse sur les règles du code de la route, d’autres roulent alors que leurs engins ont de sérieux problèmes mécaniques et représentent un véritable danger pour les usagers. Des camions revigorés par certains contrôleurs techniques véreux et sans scrupules moyennant des pots de vin. Ce sont de véritables engins de la mort, responsables de la majorité des accidents souvent mortels, sans oublier bien sûr la dégradation constante de nos routes et leur étroitesse. Ainsi, à la fin du Ramadhan quatre personnes de la même famille ont trouvé la mort et trois autres grièvement blessées après que leur véhicule fut heurté de plein fouet par un semi-remorque au lieu-dit Douba à Ahnif. Pas plus tard qu’hier, un autre semi-remorque chargé de sable, a perdu ses freins au niveau de la forêt Errich (RN 5), sortie ouest de Bouira, et il percuta plusieurs véhicules dont un fourgon de transport de voyageurs avant de se renverser. Il y avait plus de peur que de mal puisqu’aucune victime n’a été enregistrée, sauf quelques blessés. Même avec l’ouverture de plusieurs tronçons de l’autoroute est-ouest, qui a permis une fluidité dans la circulation des poids lourds préférant toujours circuler sur la RN 5, afin d’éviter la déviation Aïn Turk-Bouira, jugée trop dangereuse à cause de la pente qui se trouve, à la limite de la RN 5 où plusieurs camionneurs ont péri.
R. B.
