Les élèves de terminale des lycées du chef-lieu de wilaya et de sa périphérie ont enclenché une grève, hier lundi, pour réclamer du ministère de tutelle la fixation d’une limite pour les cours à réviser en prévision du BAC. Renforcés par leurs camarades des établissements secondaires des localités voisines de Tidjelabine et Boudouaou, ces élèves protestataires ont improvisé hier entre 10h et 13h, un sit-in devant la direction locale de l’éducation. « Nous ne rejoindrons les salles de cours qu’après avoir obtenu gain de cause. Et notre mouvement n’est que la continuité des débrayages enclenchés par les lycéens d’Alger et de Tizi-Ouzou depuis plus d’une semaine », clamaient les délégués des élèves lors de ce sit-in. Comme d’autres candidats au BAC, depuis 2008, année de l’entame de la réforme scolaire, selon la terminologie de la tutelle, ces élèves se plaignent de la surcharge des programmes, toutes matières confondues. Selon eux, aucun lycéen ne serait capable d’assimiler un nombre aussi important de leçons. « Qui n’a pas en tête, au moins, un professeur qui s’est retrouvé obligé de faire la course, ou en dictant carrément les cours aux élèves pour terminer le programme à temps, par crainte de l’inspection ou de l’administration ?! », s’interroge avec malice une terminale scientifique du lycée El Khalifa. Ces lycéens maintiennent leur mot de grève afin de concrétiser leur revendication.
Salim Haddou
