Grève générale hier à Beni Zmenzer

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La population de Béni Zmenzer, dans la daïra de Béni Douala, a observé hier, une grève générale pour dénoncer, une fois de plus, l’insécurité qui règne dans la localité. 

Cette action  est intervenue suite à un acte criminel perpétré jeudi en plein jour, au chef-lieu communal et qui a couté la vie à une veille femme de 83 ans. Il faut dire que le chef-lieu ressemblait hier à une ville fantôme, les rideaux de toutes les boutiques et magasins étaient fermés, et il n’y avait que quelques fourgons qui n’assuraient qu’un service minimum. Les habitants de toute la municipalité de tous âges, ont convergé vers la demeure de Nna Dahbia, sise au village Aït Anane, à quelques encablures du centre-ville, pour lui rendre un dernier hommage. Les citoyens étaient consternés et émus, et ceux que nous avons apostrophés ont été unanimes à dénoncer cet ignoble acte. « Nous ne demandons que la sécurité dans notre commune. Nous ne pouvons plus supporter cette situation d’anarchie et d’insécurité les choses doivent changer», a clamé  un citoyen qui était au milieu de la foule à notre arrivé sur les lieux. Un autre ajoutera : « La situation sécuritaire ne s’améliore pas ici, au contraire, les délinquants osent maintenant s’introduire à l’intérieur des maisons, même en plein jour, ils sévissent et agissent comme ils veulent. Où est l’Etat, censé protéger les citoyens ?». Un autre affirmera, en parlant de la défunte, que « c’est sa fille qui l’a retrouvée morte à l’intérieur de sa maison, aux environs de 17h ». Par ailleurs, un habitant du village Aït Anane, affirme que le problème ne date pas d’hier, puisque c’est le 6e acte similaire qui se produit dans la localité. « Les 12 comités de villages de la commune ont, depuis 2007, demandé l’installation d’un corps de sécurité. Cependant, à ce jour, rien n’est venu améliorer les choses en termes de sécurité. La population continue de subir le mépris et la peur au quotidien », dira-t-il en accusant les pouvoirs publics de n’avoir pas fait le nécessaire pour éviter ces drames. Du côté des responsables locaux, le maire déplore le retard enregistré dans l’installation de la sureté urbaine dans la localité. Pour lui, « le chef-lieu est devenu un refuge pour les délinquants de toute la wilaya, d’où la nécessité d’un corps de sécurité qui améliorerait  la situation sécuritaire de la municipalité». Il ajoutera, au passage, que « même la population devrait prendre ses responsabilité ». 

La population demande un corps de sécurité

C’est le 6e acte criminel commis dans la commune de Béni Zmenzer depuis quelques années. Les habitants et les notables des villages, comme les élus locaux, ont condamné l’assassinat de la veille femme de 83 ans, commis jeudi dernier par des bandits qui profitaient du mauvais temps en s’incruster à l’intérieur de la maison de la victime sise à la cité Alma, à quelques mètres du parc communal. Il est à rappeler, que cet acte criminel est le deuxième après celui de l’assassinat à l’arme blanche du douanier, perpètre en mai 2011. Via des déclarations, les habitants dénoncent l’absence de sécurité dans cette ville qui ne cesse de sombrer de plus en plus dans l’insécurité en subissant le diktat des malfrats. Ils disent que pour en finir avec ce climat d’insécurité il est indispensable qu’une structure sécuritaire soit installée. Ils réclament aussi un durcissement du système pénal à l’égard de ces malfrats qui bénéficient, parfois, des diverses « grâces » au grand mépris des victimes. 

Arezki G.

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