Tizi N’Tléta Agence postale du village Cheurfa – Fermée depuis plus de 10 ans

La commune de Tizi N’Tléta, relevant de la daïra d’Ouadhias, accuse un manque flagrant en ce qui concerne le secteur de télécommunication, du fait que les villageois sont dépourvus de téléphone, d’internet… et il n’y a même pas de bureau de poste. Sur ce dernier point, il faut signaler que les habitants du village Cheurfa, dont le nombre dépasse les 6000 mille âmes, sont obligés d’aller au chef lieu communal ou à Ouadhias pour effectuer une simple opération postale. Pourtant, un bureau de poste existait auparavant, même si peu de gens s’en souviennent. Elle est, hélas fermée depuis plus d’une décennie pour des raisons sécuritaires, dit-on. Rachid, un cinquantenaire de ce village, indiquera que « ce bureau postal a été fermé il y a déjà plus de 10 ans, en raison de l’insécurité. Depuis, la structure demeure fermé et la bâtisse s’est délabrée. Il n’y a ni porte, ni fenêtre… elle a été laissée à l’abandon ». Et d’enchainer : « Les services concernés doivent faire le nécessaire afin qu’elle soit remise en service ». Au village Ait Abdelmoumène, qui compte environ 9 000 âmes, c’est une partie de la structure qui sert de bureau d’état civil qui fait office, également, de bureau de poste. Il convient de noter que depuis le cambriolage de la dite poste en 2010, les usagers de la poste souffrent au quotidien. La situation a été empirée après le cambriolage qu’elle a subi au mois de Ramadhan écoulé. Depuis, les usagers sont obligés de parcourir de longues distances pour retirer leur argent. A Ait El Hadj Ali, les deux villages de cette localité aussi, sont dépourvus de bureaux de poste et les habitants en souffrent terriblement. Les autorités se doivent de penser sérieusement à ce problème pour alléger les souffrances de leurs administrés. Les habitants d’Ait Abdelmoumène soulèvent, aussi, le problème du téléphone, ils disent que depuis le cambriolage, perpétré en 2010, qui a ciblé les équipements et les fils téléphoniques à Tamrijt, souffrent de l’absence de téléphone. Djilali propriétaire d’un kiosque à Tassoukit indiquera : « Nous avons fait tant de sacrifices pour avoir une ligne téléphonique dans notre village et nous avons procédé à toutes les démarches pour bénéficier de l’ADSL. En fin de compte, les malfaiteurs ont tout saccagé et subtiliser les fils téléphoniques. Notre activité est partie en fumé. Nous espérons que les responsables locaux ainsi que les comites de villages pensent à entreprendre les démarches nécessaire pour acquérir cette commodité ». Il est à rappeler qu’en 2011, les responsables d’Algérie Poste ont demandé à l’APC la réalisation d’une niche pour abriter les équipements nécessaires. Et cela a été fait, mais les responsables d’Algérie Telecom n’ont jamais envoyé une équipe pour effectuer les travaux d’installation. El le village demeure toujours sans téléphone ». Par ailleurs, au village limitrophe, le projet des 512 lignes téléphoniques, promis depuis des années, tarde à voir le jour. Les habitants, notamment les férus de l’internet, se disent pénalisés par ce retard. Ils disent aussi qu’à chaque fois, les responsables d’Algérie Télécom leur disent d’attendre leur tour. Mais la patience commence à épuiser ces villageois. Yacine, un jeune trentenaire, dira : « Les citoyens des autres localités bénéficient depuis un certain temps des nouvelles technologies de communication, quant à nous, nous n’en sommes pas encore là ! Jusqu’à quand ? ». Les habitants attendent cette commodité pour se mettre à jour avec leurs concitoyens des autres localités et avec le monde.

  Arezki G.