Vers des actions plus radicales

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Après son mouvement de grève qui a duré trois jours, du 28 au 30 janvier derniers, et qui est resté sans suite, la fédération nationale des travailleurs de la santé publique (FNTSP) menace de radicaliser son mouvement de protestation. En effet, la FNTSP, affilié au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) annonce un mouvement plus radical au courant de ce mois. Contacté par nos soins, le porte-parole du FNTSP, M. Miloud Benmessaoud, a affirmé que le FNTSP convoquera son Conseil national le 12 février prochain, dans le but d’arrêter la date et la formule de leur prochain mouvement à entreprendre. Le porte-parole du FNTSP a attribué le recours des travailleurs de la santé publique à un nouveau mouvement de protestation au « silence et au mépris de la tutelle, à la dégradation des conditions de travail dans le secteur de la santé publique et à la répression exercée sur les libertés syndicales ». Ce syndicaliste a réitéré l’attachement des travailleurs de la santé publique à leur plate-forme de revendications qui tourne autour de « la titularisation de tous les travailleurs contractuels et des vacataires dont le nombre dépasse 24 000  travailleurs, la révision des lois concernant les corps communs et les ouvriers professionnels, l’augmentation et la généralisation des primes de contagion pour tous les travailleurs du secteur ». Ladite fédération exige, en outre, « l’unification du pourcentage des primes et l’indemnité à 40%, ainsi que la révision du statut des paramédicaux, notamment celui des infirmiers qualifiés, de manière à permettre de revoir leur classification ». Les travailleurs de la santé publique luttent également pour « la révision du statut particulier des corps communs, ouvriers professionnels, agents et chauffeurs, l’intégration de tous les travailleurs contractuels et ceux exerçant dans le cadre du filet social dans leurs postes respectifs ».

 L.O. Challal

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