L’APC demande l'installation d'un poste avancé de pompiers

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Le projet d’une unité d’intervention et d’une école de formation de la protection civile au chef-lieu de la commune de Boghni connait un retard considérable dans sa réalisation. 

Pour rappel, le choix du terrain a été effectué sur un site relevant du domaine public, contrairement à une première tentative, où le choix de la commission technique s’était porté sur une assiette privée, mais dont la famille propriétaire s’était opposée. Depuis, du fait qu’il s’agissait d’un programme destiné à la wilaya, le projet a été délocalisé au chef-lieu communal d’Ouacifs, sans aucune incidence particulière sur sa concrétisation dans les délais. Au demeurant, l’exécutif communal attend un signal du maître de l’ouvrage pour faire avancer le dossier technique de cette structure qui manque à la daïra de Boghni, inscrite pour sa mise en œuvre sur le même site qui a abrité la grande entreprise communale spécialisée dans le bâtiment, frappé par une décision de dissolution. Au vu du retard annoncé et confirmé par l’APC, le maire compte bien relancer l’idée de créer un poste avancé de la protection civile sur le même périmètre choisie pour le projet en souffrance, afin, dit t-il, de  » doter la commune d’au moins une petite structure de pompiers pour faire face aux différentes interventions, sans faire appel aux éléments de l’unité de la daïra de Ouadhias ». En effet, parmi les grands centres urbains de la wilaya de Tizi-Ouzou, celui de Boghni reste le seul à être dépourvu d’une unité de la protection civile, en dépit de l’insistance de ses administrés, depuis plus d’une décennie, à faire valoir leur droit à une meilleure prise en charge en matière de secourisme et de protection de leurs biens et des biens communaux. Plus important encore, les villages enclavés sur les hauteurs de la commune, tels que Ait Ali et Mehvane, situés à la limite du parc national du Djurdjura, trouvent souvent du mal à gérer les cas d’évacuations des malades et des feux de forêts, d’où l’urgence de répondre définitivement à la préoccupation des autorités locales et, en même temps, de la population.                                                          

B. S.        

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