Seddouk Oufella Projet d’une piste agricole à Ahrik – L’opposition d’un citoyen bloque les travaux

Les habitants du village Seddouk Oufella, dans la commune de Seddouk, ayant des terrains agricoles à Ahrik, ne savent pas à quel saint se vouer pour les aider dans la réalisation d’une piste agricole que leur ont accordé les pouvoirs publics dans le cadre des aides en faveur des agriculteurs pour le désenclavement de leurs parcelles de terre. Une piste agricole réalisée à coup de centaines de millions dont les travaux sont presque achevés. Il ne restait que quelques mètres pour qu’elle soit annexée au village, mais elle a été bloquée par le dernier riverain. « Tout le monde sait que l’usage du mulet est presque révolu de nos jours, c’est pourquoi d’ailleurs l’Etat fait des efforts énormes pour le développement de l’agriculture de montagne en allouant de l’argent pour l’ouverture de pistes agricoles. Les pouvoirs publics ont accédé à nos doléances en nous accordant ce projet, mais l’intervention d’un riverain refusant que sa parcelle de terre soit touchée, a bloqué les travaux. «Ce villageois qui rentrait auparavant à pied chez lui, aujourd’hui, il rentre en voiture qui arrive jusqu’au portail de sa maison grâce à une route que la commune a réalisé où beaucoup de riverains ont accepté que leurs parcelles de terre soient touchées », a expliqué un agriculteur. Pour se rendre en voitures ou en tracteurs à leurs champs, ces agriculteurs médusés sont obligés d’emprunter un détour d’une vingtaine de kilomètres par une piste d’un autre village. «Mon champ est situé à un kilomètre de chez moi et si la piste le desservant était opérationnelle, je pourrais transporter le fumier avec une brouette et je ne mettrai pas plus de cinq minutes pour y arriver. Aujourd’hui, des centaines de millions ont été déboursés pour la réalisation de cette piste, mais le riverain, qui tient dur comme le fer sa décision, a tout gâché. D’ailleurs même la commune l’a abandonnée n’assurant plus son entretien », déclare un agriculteur.

 L. Beddar.