Aïn Bessam Devenue un espace de transit des vendeurs de stupéfiants et des voleurs – L’insécurité règne à la nouvelle ville

La nouvelle zone urbaine de la localité d’Aïn Bessam, constituée de 6 grands quartiers populaires (Ecotec, Les tours, et les cités CNEP, LSP, 200 logements et L’indépendance), manque cruellement de sécurité. Elle ne possède ni commissariat de police, ni aucune autre structure de sécurité. Par conséquent, de dangereux délinquants y trouvent leur compte.

Ainsi, les habitants de ces quartiers se plaignent des violences enregistrées, notamment ces derniers jours. « Les délinquants, souvent des jeunes organisés en bande, prennent possession de la rue, dans de nombreux quartiers, notamment au niveau des ruelles et rue non éclairée», s’indigne Ami Mohammed, un commerçant de la cité des 200 logements. Et il ajoute : « Il est presque impossible de sortir de chez soi, ni tôt dans la matinée, ni même à la tombée de la nuit ! ». Notre interlocuteur affirme que ces délinquants consomment et vendent de la drogue et des boissons alcoolisées, au vu et au su de tout le monde. « Les vols par effractions sont à signaler au quotidien, au même titre que les agressions physiques parfois à l’encontre des femmes et des jeunes filles. Le port d’armes blanches est un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans notre résidence connue, jadis, pour son calme et sa quiétude». Pire encore, selon les témoignages des résidents, des micro-ordinateurs et des imprimantes appartenant à des établissements scolaires ont été volés tout récemment. Des particuliers ont été aussi victimes de vol de leurs suppresseurs et pompes à eau. On parle même de plusieurs tentatives de vols de véhicules ce qui crée un sentiment d’insécurité et d’angoisse chez les habitants de cette zone urbaine, située au bord de la RN18. Cette zone d’habitat, qui compte près de 20 000 habitants, est devenue un espace où transitent des vendeurs de stupéfiants et des voleurs. «Nous avons avisé à maintes reprises, les autorités compétentes quant à la situation préoccupante de notre cité mais en vain. Certains riverains pensent même à fermer la route principale pour obtenir gain de cause, vu qu’ils ne croient plus aux promesses des responsables concernés ! », dénonce un autre habitant du quartier Ecotec qui appelle à une intervention des services de police pour éradiquer définitivement ce phénomène.

Oussama K.