Les fortes averses qui s’abattent ces derniers jours sur le pays, ont transformé par endroits, le chef-lieu de la commune de Bouira, en une véritable piscine à ciel ouvert. Bon nombre de quartiers et boulevards du chef-lieu de la wilaya se sont retrouvés submergé par les eaux. À titre d’exemple, la cité Zerrouki ou la boue, mêlée aux détritus en tous genres obstruait les avaloirs. Les canalisations des eaux usées ont carrément éclaté sous la pression. Non loin de là du côté du stade communal Bourouba, les citoyens tentaient désespérément de déboucher les canaux d’évacuation des eaux de pluie à l’aide de barres de fer. « Ce n’est pas notre travail, mais celui des agents de l’APC et ceux de l’ONA ! Mais que voulez-vous, nous n’avons pas trop le choix !», dira un citoyen avec un certain dépit. La même situation a été observée du côté du quartier des 140 logements. Pourtant, ce secteur a subi récemment, des travaux de rénovation. Là aussi, les résidents se sont résignés à chausser leur bottes et se sont affairés à désengorger les avaloirs, remplis de sacs plastiques et autres détritus. Du côté de la zone des parcs et aussi à l’intersection de l’université de Bouira et la direction des douanes, de gigantesques flaques se sont formées, créant des embouteillages monstres. Au niveau des points, précédemment cités, les agents de l’ONA et ceux de l’APC de Bouira, avaient pourtant effectué des travaux de réparation il y a seulement… 10 jours ! Et le wali s’est même félicité lors de la récente session de l’APW, de l’efficacité des agents de l’ONA.
l’ONA se dit dépassé
Du côté du maire de la commune de Bouira, M. Milloud Khelifi, il faut du temps pour remédier à cette situation » lamentable » selon ses termes. Pour cela, il affirme qu’il fait « tout son possible, afin de déboucher les avaloirs et procéder aux travaux de réhabilitation des réseaux d’évacuation ». Du côté de l’Office Nationale de l’Aménagement, organisme auquel incombe la maintenance, le renouvellement, l’extension, l’exploitation et l’évacuation des eaux pluviales de la wilaya, on se plaint de » surcharge ». En effet, M. Khendriche, directeur de cet office au niveau local, a déclaré récemment sur les ondes de radio Bouira que son organisme est « débordé » et que la situation actuelle est aussi de la responsabilité des citoyens : « Certains citoyens, jettent leurs déchets à proximité des bouches d’évacuations. Par conséquent, elles se retrouvent obstruées à chaque averse. Nos équipes sont vraiment débordées », s’est-il offusqué.
Ramdane. B.
