A l’instar des autres concurrents, le FFS investit le terrain et n’entend nullement se faire distancer. Après Aït Aïlem et Tamdjout, l’équipe menée par Ben Taleb Arezki a jeté son dévolu sur Taourirt Menguellet, un village, de tout temps, courtisé par les candidats. En effet, en plus d’avoir le plus grand nombre d’électeurs, Taourirt a la particularité d’avoir donné à la commune des cadres et plusieurs présidents d’APC. C’est donc, à 16 heures que Ben Taleb Arezki, tête de liste, secondé par Arab Hachimi, accompagnés de tous les autres candidats, se sont présentés au village où un accueil chaleureux, leur a été réservé. En guise d’introduction, le directeur de campagne, Aïssa Rahmoune, dira : « Notre commune est malade, nous devons la soigner », faisant un clin d’oeil au premier de la liste, qui est médecin de formation. Ce dernier s’est présenté distant : « Je suis un enfant du peuple. Je me suis forgé à l’université grâce à mon implication dans le combat syndical ». Les grandes lignes de la politique du parti d’Aït Ahmed ont été exposées à l’assistance. Tout au long du discours, nous retrouverons des thèmes diversifiés à l’image de cette pléiade d’étudiants ou d’autres fraîchement sortis de l’université. D’ailleurs, le FFS local ne cache pas le changement radical qu’il a opéré en son sein, se rajeunissant et écartant « Ceux qui n’ont pas été à la hauteur des attentes du parti et de la population ». Plusieurs sujets, préoccupant les citoyens, ont été abordés tels la gestion de la commune ou la protection de l’environnement. L’inexistence d’infrastructures sportives et culturelles ainsi que le chômage sont autant de problèmes que le parti devra s’atteler à résoudre, au cas où il serait élu. Lors du débat ayant suivi l’exposé, les militants du plus vieux parti d’opposition ont eu à expliquer leur position quant aux négociations Arch-Gouvernement et surtout, leur participation à ces élections alors qu’on les a chassés des APC, il y a peu.
N. B.
