Emmanuel Emenike Attaquant du Nigeria – «C’est une finale pour l’histoire»

Avant tout, comment allez-vous avant cette finale contre le Burkina ?

Bien. J’ai vraiment hâte d’y être !

Vous avez marqué à quatre reprises durant cette CAN. Quel est le but le plus important pour vous ?

Sans aucun doute, celui contre la Côte d’Ivoire. J’ai marqué contre une grande équipe sur un coup de pied arrêté. Pour moi, c’était de la folie ! J’étais vraiment très heureux.

C’est une surprise pour vous de voir le Burkina Faso en finale ?

Non. Tout le monde dit que le Nigeria va l’emporter facilement, mais durant la phase de poules, j’avais déjà dit à mes coéquipiers que cette équipe devait être prise au sérieux. Avec au bout un titre de champion d’Afrique, le Burkina aura encore plus d’envie. Comme nous d’ailleurs. Ce n’est pas un match traditionnel, c’est une finale pour l’histoire.

Vous êtes une équipe jeune, mais vous semblez toujours avoir évolué ensemble. En tout cas, vous avez progressé très rapidement. Comment l’expliquer ?

C’est vrai, on ne se connaissait pas beaucoup et on a très peu joué ensemble. Alors on a beaucoup travaillé à l’entraînement et les choses sont allées très vite. À chaque match, nous avons été mei3lleurs. À partir de la troisième rencontre, nous avons trouvé notre vitesse de croisière. Je ne suis pas surpris, car au départ tout le monde était persuadé que ce groupe pouvait fonctionner. À commencer par les joueurs.

Beaucoup d’observateurs disent que vous êtes la révélation du tournoi. Qu’en pensez-vous ?

Je ne sais pas. Je ne dirais pas que je suis le meilleur. Pour moi, c’est d’abord le travail d’une équipe. Par exemple, j’ai un super coach qui a cru en moi, alors que je n’avais rien montré de génial en équipe nationale. D’ailleurs, on critiquait son choix en disant qu’il n’avait pas pris de buteur.

J’étais bon avec l’équipe, mais les buts ne venaient pas (avant la CAN, Emenike n’avait marqué qu’une seule fois avec le Nigeria, ndlr). Cela m’a beaucoup troublé et déplu, alors que je réussissais avec le Spartak Moscou. Je le remercie de m’avoir donné cette chance.